Le Japon examine la possibilité d'avoir des discussions directes de haut niveau avec la Corée du Nord, peut-être en août entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, ont rapporté les médias locaux mercredi.
Les autorités nippones n'ont pas confirmé ces informations de presse, qui apparaissent alors que le sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong Un semble à nouveau remis sur les rails après l'annulation spectaculaire de la semaine dernière.
Les discussions entre le chef de la diplomatie japonaise Taro Kono et son homologue nord-coréen Ri Yong Ho pourraient se tenir en marge d'un forum régional de l'Asean prévu en août à Singapour, a indiqué le quotidien Mainichi, citant des sources gouvernementales anonymes.
L'agence de presse Kyodo a fait état d'informations similaires.
"Rien n'a été décidé", a réagi le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, ajoutant qu'il n'était pas encore sûr que M. Kono participe à la réunion de l'Asean.
Les autorités japonaises vont cependant évaluer les conclusions du sommet prévu le 12 juin à Singapour entre le président américain et le dirigeant nord-coréen, avant de décider d'aller de l'avant, selon Kyodo et Mainichi.
Les dernières discussions d'un niveau ministériel entre Tokyo et Pyongyang remontent à 2015, également à l'occasion d'une réunion de l'Asean.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a longtemps maintenu une position dure concernant les négociations avec Pyongyang, appelant à maintenir une pression maximale et à ne pas "discuter pour discuter".
Mais soucieux de se faire une place dans l'intense ballet diplomatique en cours, il a également souligné la nécessité de négocier à terme directement avec la Corée du Nord pour résoudre la question des ressortissants japonais kidnappés dans les années 1970 et 1980 par Pyongyang.
La possibilité d'un sommet entre M. Abe et M. Kim avait même été évoquée dans la presse en mars.
Le chef du gouvernement japonais doit rencontrer le 7 juin Donald Trump à la Maison Blanche, juste avant un sommet des dirigeants du G7 au Québec, et compte rappeler à cette occasion l'importance de la question des "kidnappés" pour le Japon.


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