La Commission de supervision des élections législatives libanaises a renvoyé mardi la chaîne publique Télé-Liban devant le tribunal des imprimés pour non-respect du silence électoral.
Le président de cette Commission, Nadim Abdel Malak, a justifié cette décision en relevant trois infractions aux règles régissant le silence électoral le jour du vote, le 6 mai, à savoir les déclarations de Michel Mouawad et de Khalil Hraoui, respectivement candidats à Zghorta et à Zahlé, puis les propos d'un analyste.
A cet effet, la commission de supervision avait fait appel à une société spécialisée dans les technologies de surveillance qui a installé un système de monitoring automatique des télévisions, radios et des 1.500 comptes sociaux et sites web des différents candidats, listes et partis politiques.
A l'issue de cette journée électorale, l’Association pour la démocratie des élections (LADE) avait dénoncé des abus en la matière de la part de plusieurs médias.

