La situation en Libye impose de prendre "des décisions" pour "réconcilier" les protagonistes de la crise que traverse ce pays, a estimé le président français Emmanuel Macron en recevant mardi le Premier ministre Fayez al-Sarraj avant l'ouverture d'une conférence internationale à l'Elysée.
"La période que nous traversons (...) impose des décisions", a affirmé le président français au début de son entretien avec M. Sarraj à l'Elysée. Il a insisté sur "la volonté de réconcilier en laissant les peuples souverains s'exprimer". "Votre rôle et les responsabilités que vous avez pu prendre à chaque étape ont été décisives", a ajouté M. Macron en s'adressant à M. Sarraj.
Le chef de l'Etat réunit M. Sarraj et les trois autres principaux acteurs du conflit libyen: le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est du pays, le président de la Chambre des représentants Aguila Salah et celui du Conseil d'Etat, équivalent d'une chambre haute à Tripoli, Khaled al-Mechri.
"Nous espérons un engagement des responsables libyens pour un scénario de sortie de crise", a expliqué l'Elysée, assurant travailler en appui de l'envoyé spécial de l'ONU, Ghassan Salamé, présent à la réunion.
Les responsables libyens doivent s'entendre sur une feuille de route pour tenter d'organiser des élections et sortir leur pays de l'ornière, sept ans après la chute de Mouammar Kadhafi.

