Une bulle volante et électrique, c’est la Sea Bubble conçue par le navigateur français Alain Thébault, actuellement en phase d’essais sur la Seine à Paris. Lionel Bonaventure/AFP
Les Sea Bubble, ces taxis volant sur l’eau dont les essais avaient été suspendus il y a six mois, ont repris du service dans Paris. Un nouvel essai a eu lieu sur la Seine de cet engin à propulsion électrique, dont l’inventeur est le navigateur français Alain Thébault. La maire de Paris, Anne Hidalgo, soutient le projet depuis ses débuts.
Les Sea Bubble, petits bateaux blancs, reprennent le principe de l’hydroptère développé par M. Thébault, avec des foils, sorte d’arcs en fibre de verre immergés qui, grâce à la vitesse, maintiennent le bateau hors de l’eau à quelque 50 cm au-dessus des vagues. Ils produisent « zéro bruit, zéro vague et zéro émission » de carbone, s’enthousiasme M. Thébault. Fin octobre, le navigateur avait semblé jeter l’éponge pour cause de tracasseries administratives, avant de se tourner vers l’étranger où il fait aussi la promotion de ses engins. Depuis, « tous les feux sont passés au vert », a-t-il indiqué, quelques jours avant une présentation de ses bulles au Salon Vivatech, à Paris, où elles étaient disponibles à la précommande. Une y était exposée, deux sont restées sur le fleuve.
Les tests à Paris visent à expérimenter le fonctionnement de l’engin « dans le courant, vis-à-vis du trafic sur la Seine, etc. ». Une version peut fonctionner à 12 et 18 km/h, des vitesses de vol qui avaient été un point d’achoppement entre les inventeurs et les autorités. La réglementation impose en effet une vitesse maximale autorisée sur la Seine de 12 km/h en centre-ville, 18 km/h au-delà, alors que ces taxis volants, dans leurs premières versions, étaient faits pour naviguer à 50 km/h.
Un premier prototype de bulle avait été testé le 16 juin 2017 sur la Seine avec Mme Hidalgo, qui « continue à soutenir ce projet innovant et ambitieux » concourant à la sauvegarde de l’environnement, selon la mairie de Paris.
Source : AFP

