Le ministre de l'Intérieur a annoncé mercredi qu'il avait demandé l'évacuation des campements de migrants de Paris où vivent aujourd'hui plus de 2.300 personnes et a mis en cause la gestion de ce phénomène par la mairie de la capitale.
Dans un communiqué, Gérard Collomb regrette ainsi le refus de la Ville de Paris de demander l'évacuation de son domaine public. Il dit avoir demandé au préfet de police de Paris et au préfet d'Ile-de-France de "pallier cette carence" de "concevoir les modalités d'une opération" à mener "à bref délai". Il s'agit, précise le communiqué, de faire face à des "enjeux humanitaires qui ne sont plus supportables pour les Parisiens" en conciliant "les exigences de la mise à l'abri et de l'application du droit des étrangers".
Ce sera la 35e opération de ce genre depuis 2015, avec plus de 28.000 personnes concernées au total, souligne le ministère.
"Cette situation se répétera indéfiniment si des mesures ne sont pas prises par les autorités locales pour éviter que les campements ne se reconstituent", ajoute-t-il. "Dans la préparation de cette opération, le rôle de la Ville de Paris sera essentiel, car si les campements se reconstituent, cette 35e opération n'aura servi à rien."
Les migrants se concentrent le long des canaux Saint-Martin et Saint-Denis à Paris dans des campements précaires de tentes où règne la violence, une situation d'"urgence absolue" pour le directeur général de l'association d'aide aux migrants France Terre d'asile, Pierre Henry. Quelque 40% des demandeurs d'asile se retrouvent en Ile-de-France, la ville de Paris ne comptant que 2% des places d'hébergement et les personnes évacuées l'étant vers la périphérie parisienne ou les départements voisins, explique le ministère de l'Intérieur. "Il convient donc de penser le problème parisien dans une logique d'ensemble qui permette de faire respecter la loi républicaine en matière d'asile et d'immigration", ajoute-t-il.
La question de l'accueil des migrants et des campements sauvages dans lesquels ils s'installent à Paris est un sujet de tension récurrent entre Gérard Collomb et la maire socialiste de la capitale, Anne Hidalgo.
Dans un communiqué, Gérard Collomb regrette ainsi le refus de la Ville de Paris de demander l'évacuation de son domaine public. Il dit avoir demandé au préfet de police de Paris et au préfet d'Ile-de-France de "pallier cette carence" de "concevoir les modalités d'une opération" à mener "à bref délai".
Il s'agit, précise le communiqué, de faire face à des "enjeux humanitaires qui ne sont plus supportables pour les Parisiens" en conciliant "les exigences de la mise à l'abri et de l'application du droit des étrangers". Ce sera la 35e opération de ce genre depuis 2015,...

