De brèves échauffourées ont éclaté mardi à Paris entre forces de l'ordre et quelques manifestants encagoulés en marge du cortège de fonctionnaires, donnant lieu à 17 interpellations, a-t-on appris de sources concordantes.
Avant que le cortège n'atteigne la place de la Bastille, dans l'est de la capitale française, quelques dizaines de manifestants ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins et jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les policiers ont répliqué en faisant usage de canon à eau et de gaz lacrymogène et ont procédé à plusieurs arrestations, selon la même source.
A l'issue de ces brefs heurts, 17 personnes ont été interpellées pour "participation à un groupement violent", a indiqué la préfecture de police.
Dans une rare unité syndicale, les fonctionnaires manifestaient pour défendre leur statut et s'opposer à la réforme du gouvernement, au cours de cette troisième journée de mobilisation depuis l'élection du président Emmanuel Macron par lequel ils se sentent "attaqués".
Le défilé du 1er-Mai avait été marqué cette année par de nombreux incidents (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées) et de nombreux heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l'ultragauche estampillés "black blocs".
Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées dont 102 placées en garde à vue, et quatre autres, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes ont depuis été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.

