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Iran: pas de preuve contre des écologistes en détention, selon le gouvernement

Le vice-président et chef du Département de l'Environnement en Iran, Issa Kalantari, a affirmé mardi qu'il n'y avait aucune preuve incriminant des écologistes placés en détention ces derniers mois pour "espionnage", selon les conclusions d'un comité gouvernemental.

Ce comité est composé des ministres de la Justice, de l'Intérieur et du Renseignement, ainsi que du vice-président pour les Affaires légales, selon l'agence de presse officielle Irna.
"Cette équipe a conclu que ces personnes avaient été placées en détention sans qu'elles n'aient rien fait", a souligné M. Kalantari, affirmant qu'"elles doivent bien entendu être remises en liberté bientôt".

L'Iran dispose de plusieurs agences de Renseignement qui empiètent les unes sur les autres - les plus en vue sont celles liées au gouvernement, au pouvoir judiciaire et aux Gardiens de la révolution - et agissent souvent indépendamment les unes des autres, c'est pourquoi les conclusions du comité pourraient n'avoir aucun effet.

Le ministère du Renseignement avait déjà affirmé qu'il n'y avait pas de preuve incriminant les écologistes arrêtés.
"Il n'y a pas de document soutenant les accusations portées contre ces individus détenus", a encore dit M. Kalantari.

Très peu d'informations ont été données sur ces détentions, qui avaient commencé avec l'arrestation en janvier de huit membres de la Fondation persane du patrimoine de la faune, dont un est décédé en détention à Téhéran en février.

Le chef de cette importante ONG pour la protection de l'environnement, Kavous Seyed Emami (63 ans), se serait suicidé en prison deux semaines après son arrestation. Sa famille a mis en doute cette version des autorités.


Le N.2 de M. Kalantari au Département de l'Environnement, Kaveh Madani, avait dû fuir le pays le mois dernier après avoir subi des pressions de la part des milieux conservateurs.
Plusieurs autres écologistes auraient aussi été arrêtés dans le sud du pays, dont seulement trois ont été officiellement confirmés - membres de l'Association pour la protection de la nature à Lavardin.
L'Iran fait face à des défis environnementaux, notamment liés à une sécheresse prolongée et une très grande pollution de l'air.

Le vice-président et chef du Département de l'Environnement en Iran, Issa Kalantari, a affirmé mardi qu'il n'y avait aucune preuve incriminant des écologistes placés en détention ces derniers mois pour "espionnage", selon les conclusions d'un comité gouvernemental.Ce comité est composé des ministres de la Justice, de l'Intérieur et du Renseignement, ainsi que du vice-président pour les Affaires légales, selon l'agence de presse officielle Irna."Cette équipe a conclu que ces personnes avaient été placées en détention sans qu'elles n'aient rien fait", a souligné M. Kalantari, affirmant qu'"elles doivent bien entendu être remises en liberté bientôt".L'Iran dispose de plusieurs agences de Renseignement qui empiètent les unes sur les autres - les plus en vue sont celles liées au gouvernement, au pouvoir judiciaire et...