Le Premier ministre tchèque Andrej Babis a démenti lundi à son tour les propos du président Milos Zeman selon lesquels son pays avait "produit et testé" une substance du groupe novitchok, utilisée en mars pour empoisonner un ex-espion russe en Grande-Bretagne.
"La République tchèque n'a jamais produit, développé ni stocké aucune substance du groupe novitchok", a écrit sur son compte Twitter le Premier ministre, citant des informations des services de renseignements civils et militaires.
Le président Zeman, homme de gauche connu pour sa sympathie à l'égard de la Russie, a lui aussi évoqué un rapport des services secrets pour affirmer jeudi dernier que son pays avait "produit et testé" une telle substance, "mais en faible quantité" et "détruite par la suite".
Le gouvernement tchèque avait déjà rejeté en mars des accusations russes en la matière.
Le bureau de M. Babis a indiqué lundi dans un communiqué que Prague avait procédé à une "micro-synthèse" du novitchok en 2017 dans le cadre d'un programme militaire destiné à assurer la protection des civils et des soldats.
Il a souligné que cette procédure ne saurait être considérée comme la production ou le développement de cet agent innervant et ajouté que les déclarations du chef de l'Etat étaient dues à un "malentendu".
"Novitchok A-230 est différent d'A-234, qui a été utilisé pour empoisonner Serguei Skripal en Grande-Bretagne", a encore insisté le bureau du Premier ministre, reprenant l'argumentation développée la semaine dernière par les ministères tchèques de la Défense et des Affaires étrangères.
Les propos de M. Zeman avaient été salués à Moscou. Pour la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, "la République tchèque a agi de manière honnête et courageuse, en reconnaissant officiellement et en dévoilant ces infos", tandis que le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a dénoncé l'"incohérence" de la position britannique. "C'est une nouvelle confirmation que toute l'histoire avec les Skripal est une provocation absolue", avait-il dit.
"La République tchèque n'a jamais produit, développé ni stocké aucune substance du groupe novitchok", a écrit sur son compte Twitter le Premier ministre, citant des informations des services de renseignements civils et militaires.
Le président Zeman, homme de gauche connu pour sa sympathie à l'égard de la Russie, a lui aussi évoqué un rapport des services secrets pour affirmer jeudi dernier que son pays avait "produit et testé" une telle substance, "mais en faible quantité" et "détruite par la suite".
Le gouvernement tchèque avait déjà rejeté en mars des...


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