Les Tunisiens sont appelés à participer ce dimanche aux premières élections municipales depuis la chute du président Zine Ben Ali en 2011, une nouvelle étape de la transition démocratique.
Les deux principaux partis du pays, le parti islamiste Ennahda et la formation laïque Nidaa Tounès, coopèrent au sein d'un gouvernement d'union et leurs candidats devraient dominer le scrutin municipal.
La "révolution de jasmin" de décembre 2010 et janvier 2011 a renversé Ben Ali après plus de 23 ans de pouvoir. Mais l'enthousiasme pour le changement démocratique a cédé le pas à la déception et parfois à la colère en raison des difficultés économiques et du chômage.
"Il faut des emplois, encore des emplois, c'est ce que nous attendons", expliquait Khaled, un habitant de Ben Arous, ville industrielle de 88.000 âmes juste au sud de la capitale Tunis.
Malgré la situation économique, beaucoup d'électeurs voient dans ces élections municipales un moyen d'améliorer les services publics et la vie quotidienne - dans le cas de Ben Arous, ne serait-ce qu'un meilleur éclairage des rues.
Dans ce pays centralisé, le gouvernement a le dernier mot sur les questions budgétaires mais une nouvelle loi devrait permettre la prise de certaines décisions au niveau local.
"Les gens ici veulent des rues plus propres, des embellissements et des emplois", déclare Amel Besrour, candidat indépendant inscrit sur une liste du parti islamiste Ennahda à Mohamedina, un quartier de Ben Arous.
Les deux principaux partis du pays, le parti islamiste Ennahda et la formation laïque Nidaa Tounès, coopèrent au sein d'un gouvernement d'union et leurs candidats devraient dominer le scrutin municipal.
La "révolution de jasmin" de décembre 2010 et janvier 2011 a renversé Ben Ali après plus de 23 ans de pouvoir. Mais l'enthousiasme pour le changement démocratique a cédé le pas à la déception et parfois à la colère en raison des difficultés économiques et du chômage.
"Il faut des emplois, encore des emplois, c'est ce que nous attendons", expliquait Khaled, un habitant de Ben Arous, ville industrielle de 88.000 âmes juste au...

