Des centaines de rebelles et de civils doivent quitter jeudi trois secteurs dans la banlieue sud de Damas, ont indiqué les médias d'Etat, le pouvoir de Bachar al-Assad consolidant son emprise sur la capitale et ses environs.
L'annonce intervient alors que le régime poursuit une offensive militaire en périphérie sud de Damas contre l'ultime réduit du groupe Etat islamique (EI), retranché dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk et des quartiers voisins.
Près de ce réduit jihadiste, les rebelles du quartier de Yalda, dans Damas, ainsi que ceux des localités de Babila et Beit Sahem, dans la banlieue sud, ont accepté de quitter le secteur.
Des bus vides sont arrivés sur place en vue de leur évacuation vers des territoires rebelles dans le nord syrien, a annoncé l'agence officelle Sana.
"Près de 5.000 +terroristes+ et leur famille doivent sortir", a précisé l'agence, utilisant la terminologie habituelle du régime pour désigner les rebelles.
Ceux qui le souhaitent peuvent rester sur place, rendre les armes et régulariser leur situation.
Cet accord d'évacuation, annoncé dimanche, est le dernier d'une série d'initiatives similaires imposées par le régime aux insurgés dans les environs de Damas.
En vertu d'un de ces accords, des dizaines de jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, organisation dominée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, ont quitté lundi une poche sous leur contrôle dans le camp de Yarmouk, pour rejoindre la province d'Idleb (nord-ouest).
Ces dernières semaines le régime syrien a multiplié ces évacuations, après avoir annoncé à la mi-avril la reconquête totale des territoires rebelles dans la Ghouta orientale, dernier bastion insurgé à l'est de Damas.
Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar el-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.
Il a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

