Un haut responsable de la police iranienne a accusé Telegram, le réseau de messagerie le plus populaire d'Iran, de ne pas coopérer avec les autorités en matière de lutte contre le terrorisme, rapporte lundi l'agence de presse iranienne Isna.
Ces accusations surviennent deux jours après l'ouverture d'un procès sur deux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) qui avaient fait 17 morts à Téhéran le 7 juin 2017.
Les autorités iraniennes ont interdit en avril à toutes les organisations dépendant de l'État d'utiliser Telegram.
Des rumeurs font état d'une interdiction prochaine de ce réseau, que Téhéran accuse de favoriser la diffusion de messages de groupes d'opposition violents ou armés.
Malheureusement, "des réseaux de messagerie comme Telegram ne coopèrent d'aucune façon avec nous", a déclaré à Isna le chef de la police chargé de la lutte contre la criminalité sur Internet,le général Kamal Hadianfar, au moment où 26 personnes sont jugées pour leur implication présumée dans deux attentats sanglants commis à Téhéran en juin.
"Ces gens qui sont en train d'être jugés ont utilisé Telegram pour toutes leurs [...]communications entre eux. Malheureusement, le directeur de Telegram ne nous a absolument pas aidé à ce sujet", affirme encore le général Hadianfar cité par Isna, dans une référence à Pavel Dourov, cofondateur et PDG du réseau de messagerie.
Selon l'agence, l'officier affirme que Telegram n'a fourni aucun élément sur les attentats de Téhéran avant qu'ils ne soient commis, mais accuse également le réseau d'avoir tardé à communiquer aux autorités des renseignements qui auraient permis l'arrestation d'un des principaux responsables de ces attaques avant qu'il ne quitte le pays.
Telegram revendique 40 millions d'utilisateurs en Iran, soit près d'un habitant sur deux. Le réseau, qui permet des communications cryptées, est utilisé au quotidien par des entreprises, des particuliers, des médias et des hommes politiques.
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Hassan Rohani ont fermé leur compte Telegram le 19 avril, en même temps qu'était publiée une directive interdisant à tous les organismes étatiques l'usage des applications de messagerie étrangères pour leur communication extérieure.
Contre Telegram, les autorités iraniennes cherchent à promouvoir des services de messagerie développés en Iran.
Depuis mi-avril, les autorités russes appliquent une décision judiciaire imposant un blocage de Telegram en Russie après que le réseau eut refusé de fournir aux services spéciaux (FSB) les clés permettant de lire les messages des utilisateurs.
Les autorités iraniennes ont interdit en avril à toutes les organisations dépendant de l'État d'utiliser Telegram.
Des rumeurs font état d'une interdiction prochaine de ce réseau, que Téhéran accuse de favoriser la diffusion de messages de groupes d'opposition violents ou armés.
Malheureusement, "des réseaux de messagerie comme Telegram ne coopèrent d'aucune façon avec nous", a...


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