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Libye : les conditions de vie des migrants se dégradent

Les conditions de vie des migrants en Libye se sont encore dégradées depuis la mise en place d'un accord entre les Etats de l'Union européenne et le gouvernement d'union nationale à Tripoli pour réduire l'immigration transméditerranéenne, ont rapporté des représentants locaux à Tripoli.

La Libye est le principal point de passage des migrants africains qui tentent de gagner l'Europe en franchissant la Méditerranée. Ces quatre dernières années, plus de 600.000 d'entre eux ont gagné l'Italie depuis le pays d'Afrique du Nord.

Déterminés à réduire l'immigration transméditerranéenne, les Etats de l'Union européenne se sont engagés en 2017 à fournir une aide financière aux autorités libyennes, à former leur garde-côte et à verser des millions d'euros via les agences humanitaires de l'Onu pour améliorer les conditions de vie dans les camps de détention.

Mais pour les représentants locaux à Tripoli, la situation est toujours "insupportable".  "Les actes de torture se sont accentués. La route maritime est fermée (...) Si vous ne pouvez pas traverser, il y a plus de torture", estime Osman, un représentant de la communauté soudanaise, qui souhaite être appelé par son prénom.

Les passeurs, qui ont perdu les centres de détention où ils gardaient les migrants sur les côtes libyennes, opèrent désormais à l'intérieur des terres, notamment au sud-est de Tripoli, raconte Khadija, une résidente erythréenne qui est volontaire pour aider les migrants africains.  "Ils sont en bande et (les migrants) sont transférés d'un gang à un autre. Je prends ma part, vous recevez le migrants et vous prenez votre part, et ainsi de suite", explique-t-elle, ajoutant que les passeurs réclament désormais plus d'argent qu'auparavant.

Les réseaux sont dirigés par des Libyens et des trafiquants venus de l'est de l'Afrique, précise-t-elle. Des photos et des vidéos de torture sont envoyés aux familles pour les inciter à transférer de l'argent depuis leur pays d'origine.

En novembre dernier, une vidéo de la chaîne américaine CNN montrait des migrants d'Afrique subsaharienne vendus aux enchères près de la capitale libyenne.

Un rapport de l'ONG Amnesty International publié en décembre dénonçait déjà les graves violations dont sont victimes des migrants en Libye, un pays toujours privé de structures étatiques fortes six ans après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi. D'après l'ONG, les garde-côte libyens travailleraient main dans la main avec les réseaux de trafiquants, allant se livrer jusqu'à des actes de torture sur des migrants pour leur extorquer de l'argent.

Les conditions de vie des migrants en Libye se sont encore dégradées depuis la mise en place d'un accord entre les Etats de l'Union européenne et le gouvernement d'union nationale à Tripoli pour réduire l'immigration transméditerranéenne, ont rapporté des représentants locaux à Tripoli. La Libye est le principal point de passage des migrants africains qui tentent de gagner l'Europe en franchissant la Méditerranée. Ces quatre dernières années, plus de 600.000 d'entre eux ont gagné l'Italie depuis le pays d'Afrique du Nord.Déterminés à réduire l'immigration transméditerranéenne, les Etats de l'Union européenne se sont engagés en 2017 à fournir une aide financière aux autorités libyennes, à former leur garde-côte et à verser des millions d'euros via les agences humanitaires de l'Onu pour améliorer ...