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L'imam salafiste expulsé de France pas recherché en Algérie (source sécuritaire)

AFP
22/04/2018

L'imam salafiste expulsé vendredi par la France vers l'Algérie n'est pas recherché dans son pays et a été laissé en liberté à son arrivée, a indiqué dimanche à l'AFP une source de la sécurité algérienne.

El Hadi Doudi, 63 ans, a été expulsé vendredi après le rejet d'un recours par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), devant laquelle son avocat avait argué du risque de tortures ou de "traitements inhumains ou dégradants" encouru par son client en Algérie.

A son arrivée, "il a été interrogé, comme le veut la routine pour n'importe quel Algérien expulsé, lui en particulier après tout le tapage médiatique en France. Il a ensuite été relâché", a affirmé à l'AFP une source de la sécurité algérienne.

L'imam, arrivé en France en 1981, "n'a jamais été condamné par un tribunal et n'a jamais fait un jour de prison" en Algérie, où "il n'est revenu qu'à de rares occasions", a poursuivi cette source.

"La dernière fois, c'était en 2012 pour enterrer son fils tué dans un accident en France", a-t-elle précisé.

L'imam était de longue date dans le viseur de la police de Marseille (sud-est de la France), qui le considérait comme une "référence" du salafisme en France, notamment sur internet, et s'inquiétait de son influence radicale.

Sa mosquée, As-Sounna, l'une des cinq plus vastes de Marseille, a été fermée fin 2017 par les autorités françaises - une décision entérinée par la justice - en raison des discours radicaux de l'imam, notamment contre les mécréants et les juifs.

Samedi, le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aissa, avait souligné que cet imam n'était pas habilité par les autorités algériennes et n'avait pas été envoyé en France dans un cadre officiel.

"Cet imam expulsé n'appartient ni de près ni de loin au secteur" des Affaires religieuses algériennes, "excepté le fait d'être Algérien", a déclaré le ministre, cité par l'agence de presse d'Etat APS.

"Cet imam ne fait pas partie de la mission officielle des imams algériens vers la France, mais s'est rendu dans des conditions personnelles vers la France qui a accepté qu'il prêche dans une de ses mosquées avant de l'expulser", a ajouté le ministre.

Quelque 120 imams sont "détachés" en France par les autorités algériennes.

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