Liban

Réfugiés syriens rapatriés : la diplomatie libanaise critique vertement le HCR

Le ministère libanais des Affaires étrangères a critiqué jeudi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui avait pris ses distances mercredi sur la question du retour de près de 500 réfugiés syriens chez eux après s'être installés à Chebaa, au Liban-Sud, accusant le HCR de favoriser l'implantation des réfugiés syriens au Liban.

"Le ministère regrette le contenu du communiqué publié par le HCR au sujet des quelque 500 réfugiés syriens qui sont rentrés à Beit Jin en Syrie, après avoir quitté Chebaa", peut-on lire dans un communiqué du Palais Bustros.

Le HCR "n'encourage même pas un exemple à petite échelle d'un retour volontaire, sûr et digne qui respecte tous les principes humanitaires et les usages internationaux", estime le ministère des Affaires étrangères. Il affirme que l'agence onusienne "fait peur aux réfugiés pour les dissuader de rentrer en cette période en affirmant que la situation n'est pas sûre".

"Cela confirme nos peurs concernant une volonté sérieuse de naturalisation (des réfugiés) en instillant la peur dans le cœur des déplacés et en obstruant les efforts visant à leur retour (...)", poursuit le ministère.

Il a fait savoir que le ministère allait "réévaluer le travail du HCR dans ce domaine et en cette phase spécifique", et qu'il lui "réclame des comptes conformément aux usages diplomatiques (...)".

Près de 500 réfugiés syriens qui s’étaient installés à Chebaa après avoir fui la guerre en Syrie sont retournés hier en fin d’après-midi dans leur pays à bord de bus dans une opération menée par les autorités libanaises et syriennes dans le cadre d’un retour "volontaire" à la faveur d’une réconciliation avec le régime de Damas.
Ces réfugiés, pour la plupart entrés illégalement en territoire libanais, ont emprunté à bord de bus le passage frontalier de Masnaa, dans la Békaa, sous la supervision de la Sûreté générale, afin de rentrer chez eux à Beit Jin, une localité tombée récemment aux mains du régime.

Dans un communiqué publié hier, le HCR a indiqué que l’organisme était "au courant" du retour de ces réfugiés depuis Chebaa mais "n’est pas impliqué dans l’organisation de ce retour ou d’autres retours pour le moment, vu l’état de la situation humanitaire et sécuritaire en Syrie". "Le HCR respecte cependant les décisions individuelles des réfugiés de retourner dans leur pays d’origine, lorsqu’elle n’est pas prise sous la pression", poursuit le communiqué, précisant que "les équipes du HCR sur place ont discuté avec les réfugiés et les autorités concernées pour connaître les intentions des déplacés et les conditions dans lesquelles ces retours seront opérés".


Le ministère libanais des Affaires étrangères a critiqué jeudi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui avait pris ses distances mercredi sur la question du retour de près de 500 réfugiés syriens chez eux après s'être installés à Chebaa, au Liban-Sud, accusant le HCR de favoriser l'implantation des réfugiés syriens au Liban.

"Le ministère...