L'homme d'affaires russe Alexandre Perepilitchni avait été pris de vomissements dans un palace parisien la nuit précédant sa mort dans des circonstances inexpliquées en 2012 en Angleterre, a affirmé mercredi sa maîtresse ukrainienne devant la justice britannique.
Témoin clé dans l'enquête sur une vaste affaire de détournement de fonds qui aurait été commis par des fonctionnaires russes au détriment du fonds d'investissement Hermitage Capital, il était décédé subitement à 44 ans pendant son jogging près de sa maison dans le Surrey (sud).
Avant de mourir le 10 novembre 2012, ce banquier d'affaires marié et réfugié au Royaume-Uni avait passé deux nuits à Paris avec Elmira Medinska, une ancienne mannequin ukrainienne qui dirige actuellement une entreprise de mode.
Aujourd'hui âgée de 28 ans, elle a témoigné par vidéoconférence depuis la capitale française à l'occasion de la reprise d'une enquête publique par la justice britannique visant à déterminer les circonstances de la mort de M. Perepilitchni, dont elle avait fait la connaissance en mars 2012 sur un site de rencontres.
La veille de sa mort, Alexandre Perepilitchni avait mangé des pommes à l'hôtel Bristol où ils séjournaient, près de l'Elysée, avant d'aller dîner avec elle au Buddha Bar, où il s'était plaint de la nourriture.
"Il avait dit qu'il n'aimait pas le goût. Il était très irrité et mécontent de la qualité de la nourriture", a-t-elle témoigné devant la cour criminelle de l'Old Bailey à Londres.
"Il a renvoyé un plat", a-t-elle ajouté sans pouvoir préciser lequel car elle s'était alors éloignée pour appeler sa mère. Il passait aussi plus de temps à regarder autour de lui qu'à la regarder elle, a-t-elle détaillé.
Ils sont ensuite retourné à leur hôtel et Perepilitchni s'est immédiatement rendu dans la salle de bains, où il est resté environ une heure et où elle l'a entendu vnomir trois fois.
Le lendemain matin, elle a dit qu'il "avait l'air très bien, de bonne humeur, souriant" et qu'ils avaient pris un petit-déjeuner composé d'oeufs et d'un chocolat chaud.
Auparavant, durant leur séjour parisien, l'homme d'affaires russe s'était montré "un peu nerveux" et buvait beaucoup de vin rouge au déjeuner, sans manger, a raconté Elmira Medinska. Quand il l'avait emmenée faire du shopping, il semblait "sur une autre planète", distrait par son téléphone portable.
"Je pense qu'il était nerveux au sujet de son travail ou de ses affaires", un sujet qu'ils n'ont toutefois pas abordé, a-t-elle dit.
Selon Elmira Medinska, qui a dit avoir été entendue aussi par la police française en juillet 2017 et mars dernier, il avait deux téléphones portables et ne passait jamais d'appel en sa présence. "Quand quelqu'un l'appelait, il se levait et partait".
La police avait d'abord conclu à une mort naturelle, mais des analyses complémentaires demandées par la compagnie d'assurance-vie de la victime avaient révélé la présence dans son organisme d'une molécule associée au gelsemium, une plante toxique venue d'Asie.
Lundi, une experte en botanique a toutefois affirmé n'avoir pas été en mesure d'identifier une toxine d'origine végétale dans les prélèvements.
Témoin clé dans l'enquête sur une vaste affaire de détournement de fonds qui aurait été commis par des fonctionnaires russes au détriment du fonds d'investissement Hermitage Capital, il était décédé subitement à 44 ans pendant son jogging près de sa maison dans le Surrey (sud).
Avant de mourir le 10 novembre 2012, ce banquier d'affaires marié et réfugié au Royaume-Uni avait passé deux nuits à Paris avec Elmira Medinska, une ancienne mannequin ukrainienne qui dirige actuellement une entreprise de mode.
Aujourd'hui âgée de 28 ans, elle a témoigné...


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