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France : le "cerveau" du "casse du siècle" condamné à 30 mois de prison

Une figure du banditisme français, Jacques Cassandri, qui s'était autoproclamé "cerveau" du "casse du siècle" à Nice (sud-est) dans un livre confession qu'il a ensuite qualifié de simple "roman", a été condamné mercredi à 30 mois de prison par un tribunal.

Lors de ce casse, le 18 juillet 1976, 46 millions de francs (l'équivalent de 27 millions d'euros) s'étaient évaporés de la salle des coffres de la Société Générale de Nice. Les auteurs avaient fui par un tunnel qu'ils avaient creusé depuis les égouts de la ville.

Relaxé du délit de blanchiment en bande organisée, Jacques Cassandri, 74 ans, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille (sud-est) pour diverses infractions, et notamment abus de biens sociaux, travail dissimulé et trafic d'influence actif dans le cadre d'un programme immobilier sur l'île de Corse.

Il avait déjà été condamné pour proxénétisme, pour trafic de drogue lors du démantèlement d'un réseau de la French Connection avec l'Amérique du Sud au début des années 1970 ou encore pour extorsion, et est considéré comme un important financier du "milieu" marseillais.

Sous le nom de plume de D'Amigo, en 2010, Jacques Cassandri avait revendiqué le rôle de "cerveau" du casse de Nice, en général attribué à Albert Spaggiari, décédé lors de sa cavale, après son évasion du bureau du juge d'instruction. Des confessions utilisées par la justice pour le poursuivre pour blanchiment du butin, le casse étant lui même prescrit.

A l'audience, le 14 février, devant le tribunal correctionnel de Marseille, Jacques Cassandri, avait plaidé la "fanfaronnerie mal placée": "Je sais que je vais passer pour un comique, (...) mais c'est uniquement un roman, avait-il déclaré. Je n'ai pas du tout participé" au casse de la SG de Nice le 18 juillet 1976, avait-il martelé.

Le procureur avait écarté cette soudaine pudeur, estimant les "éléments concordants pour établir sa participation" au gang des égoutiers qui avait fracturé les coffres niçois de la Société générale, mais il n'avait pas retenu le délit de blanchiment du butin.

"Il m'est impossible de relier les sommes de ce vol aggravé aux sommes retrouvées" et réinvesties dans le petit empire de la famille Cassandri, notamment dans le Son des Guitares, célèbre discothèque de Marseille, avait reconnu le représentant du parquet, Etienne Perrin.

Sur la base des multiples infractions constatées, le procureur avait requis cinq ans de prison et 300.000 euros d'amende contre celui qui se présente aujourd'hui comme un simple "retraité".

M. Cassandri a estimé ce jugement "mitigé", après le délibéré, mercredi. Il ne devrait pas retourner en prison. Ayant déjà fait six mois de détention préventive, sa peine devrait être aménagée.

Une figure du banditisme français, Jacques Cassandri, qui s'était autoproclamé "cerveau" du "casse du siècle" à Nice (sud-est) dans un livre confession qu'il a ensuite qualifié de simple "roman", a été condamné mercredi à 30 mois de prison par un tribunal.
Lors de ce casse, le 18 juillet 1976, 46 millions de francs (l'équivalent de 27 millions d'euros) s'étaient évaporés de la salle des coffres de la Société Générale de Nice. Les auteurs avaient fui par un tunnel qu'ils avaient creusé depuis les égouts de la ville.
Relaxé du délit de blanchiment en bande organisée, Jacques Cassandri, 74 ans, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille (sud-est) pour diverses infractions, et notamment abus de biens sociaux, travail dissimulé et trafic d'influence actif dans le cadre d'un programme...