Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Liban : les juges poursuivent leur grève

Les juges libanais poursuivaient jeudi leur grève sur fond de contestation sociale, alors que le Parlement était réuni en séance plénière pour adopter le budget de 2018, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Lors de la séance parlementaire, le chef du gouvernement, Saad Hariri, s'est dit "étonné" de la grève des juges, selon l'Ani. "La grève des juges est déconseillée, mais je demande à ce qu'une attention extrême soit accordée à cette question", a pour sa part déclaré le chef du Législatif, Nabih Berry.

Aux députés qui, pour certains, réclamaient une solution à la question de la grève des juges, Saad Hariri a répondu :"Il est déconseillé d'aborder les causes de cette contestation qui sont, comme tout le monde le sait, d'ordre politique, et surtout de le faire devant les caméras". C'est alors que Nabih Berry a demandé à ce que la séance ne soit plus transmise en direct par les chaînes télévisées.

Les magistrats protestent contre un projet de suppression de la Caisse de solidarité des magistrats et contre la nouvelle grille des salaires pour la fonction publique. Selon cette loi, les juges auront des émoluments inférieurs à ceux des fonctionnaires de première catégorie. Les protestataires exigent un ajout de trois échelons à la grille, dont le montant total s’élèverait à environ 300 000 LL.

Mardi, le Conseil supérieur de la magistrature avait appelé tous les magistrats du pays à se mettre en grève.

Une controverse a éclaté ces derniers jours lorsque le ministre de la Justice, Salim Jreissati, a adressé une lettre au président du CSM, lui demandant d’assumer ses responsabilités à l’égard des juges en grève, estimant que le "prestige de la justice est à l’épreuve".

Les juges libanais poursuivaient jeudi leur grève sur fond de contestation sociale, alors que le Parlement était réuni en séance plénière pour adopter le budget de 2018, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).Lors de la séance parlementaire, le chef du gouvernement, Saad Hariri, s'est dit "étonné" de la grève des juges, selon l'Ani. "La grève des juges est déconseillée, mais je demande à ce qu'une attention extrême soit accordée à cette question", a pour sa part déclaré le chef du Législatif, Nabih Berry. Aux députés qui, pour certains, réclamaient une solution à la question de la grève des juges, Saad Hariri a répondu :"Il est déconseillé d'aborder les causes de cette contestation qui sont, comme tout le monde le sait, d'ordre politique, et surtout de le faire devant les caméras". C'est...