Le Luxembourg a annoncé mercredi le rappel de son ambassadeur en Russie pour "consultations" à la suite de l'attaque chimique contre l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni.
Le gouvernement luxembourgeois "souscrit à l'analyse du gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable de cet acte", a-t-il expliqué dans un communiqué.
"C'est un vrai grave problème" et "il y a des responsabilités", a insisté auprès de l'AFP le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, se disant en "totale solidarité" avec le Royaume-Uni. Mais "il est clair qu'on ne veut pas expulser les diplomates russes", a-t-il ensuite ajouté, confirmant des propos tenus mardi sur la radio RTL Luxembourg.
122 expulsions de diplomates russes ont déjà été décrétées de manière coordonnée depuis lundi par 27 pays occidentaux, dont les Etats-Unis et 18 membres de l'Union européenne (hors Royaume-Uni), dans le cadre de représailles du camp occidental après l'empoisonnement de cet ancien espion russe.
Malte, la Bulgarie, la Slovaquie et le Portugal ont aussi rappelé leur ambassadeur en Russie, mais n'ont pas expulsé de diplomates russes, à l'instar du Luxembourg.
Parmi les pays de l'UE, seuls Chypre, la Slovénie, la Grèce et l'Autriche n'ont pour l'instant mené aucune action contre Moscou.
L'OTAN a aussi annoncé mardi qu'elle avait décidé de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de rejeter trois demandes d'accréditation supplémentaires.
L'action coordonnée des occidentaux, sans précédent même du temps de la Guerre froide, est une réponse à l'empoisonnement avec un agent neurotoxique de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre). Le Royaume-Uni, soutenu par ses principaux alliés, accuse la Russie d'en être responsable.
Les deux victimes sont toujours hospitalisées dans un état critique et "leur condition ne semble pas s'améliorer", a déclaré le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan.
Le gouvernement luxembourgeois "souscrit à l'analyse du gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable de cet acte", a-t-il expliqué dans un communiqué.
"C'est un vrai grave problème" et "il y a des responsabilités", a insisté auprès de l'AFP le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, se disant en "totale solidarité" avec le Royaume-Uni. Mais "il est clair qu'on ne veut pas expulser les diplomates russes", a-t-il ensuite ajouté, confirmant des propos tenus mardi sur la radio RTL Luxembourg.
122 expulsions de diplomates russes ont déjà été...

