Le cercueil d'Arnaud Beltrame entrant aux invalides, pour un hommage national. Photo Reuters
Arnaud Beltrame, le colonel tué par un jihadiste après s'être substitué à une otage lors des attaques de vendredi, incarne "l'esprit français de résistance", a salué mercredi le président Emmanuel Macron lors d'un hommage national.
"Il rejoint le cortège valeureux des héros qu'il chérissait", a déclaré le chef de l'Etat dans son éloge funèbre, affirmant que "sa mémoire vivra". "Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain (...) qui sur notre sol endoctrine par proximité et corrompt au quotidien", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une allocation solennelle aux Invalides, monument parisien où sont traditionnellement honorées les grandes figures décédées de la nation.
Dénonçant cet "ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme", le président a accusé l'"obscurantisme barbare". Ce dernier "nie la valeur que nous donnons à la vie, valeur niée par le terroriste de Trèbes", dans le sud-ouest de la France où ont eu lieu les attaques de vendredi, mais également "valeur niée par le meurtrier de Mireille Knoll, qui a assassiné une femme innocente et vulnérable parce qu'elle était juive et qui ainsi a profané nos valeurs sacrées et notre mémoire", a affirmé le chef de l'Etat, en référence au meurtre sanglant de cette oct ogénaire juive, en hommage de laquelle une "marche blanche" est organisée ce mercredi soir à Paris.


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