Le Conseil municipal de Téhéran a décidé mardi de rebaptiser une rue de la capitale iranienne du nom de l'ancien Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh, destitué lors d'un coup d'Etat en 1953, selon plusieurs agences iraniennes.
Cette décision traduit un certain retour en grâce de l'homme qui avait affirmé l'indépendance de l'Iran face à la Grande-Bretagne en nationalisant le pétrole iranien au détriment des intérêts britanniques.
Après la révolution islamique de 1979 qui a renversé le chah, Mohammad Reza Pahlavi, la principale avenue de Téhéran, l'avenue Pahlavi, avait été rebaptisée avec le nom de Mossadegh.
Mais deux ans et demi plus tard, les autorités avaient changé le nom de cette avenue qui s'appelle aujourd'hui Vali-e Asr ("Maître du temps", en persan, référence au douzième imam qui, selon les musulmans chiites, doit revenir sur Terre pour sauver le monde).
Nommé Premier ministre en 1951 par le chah, Mossadegh avait nationalisé le pétrole iranien, contrôlé par les Britanniques, avant d'être renversé lors d'un coup d'État orchestré par Washington et Londres.
Ce coup de force avait permis le retour du chah qui avait quitté le pays en raison de désaccords avec Mossadegh. Celui-ci avait notamment tenté de limiter ses pouvoirs.
Après le coup d'État, Mossadegh a été emprisonné pendant trois ans avant d'être placé en résidence surveillée. Il est mort en 1967.
Après la révolution, Mossadegh a été critiqué par les responsables de la République islamique pour ne pas avoir coopéré avec l'ayatollah Abol-Ghassem Kashani, le grand chef religieux à l'époque où il dirigeait le gouvernement.
Des groupes religieux mais aussi nationalistes et marxistes ont participé au mouvement révolutionnaire ayant conduit au renversement du régime impérial en 1979, mais à l'issue de luttes parfois violentes, les autres groupes ont été éliminés par les islamistes.
Ces dernières années toutefois, de hauts responsables iraniens, dont le guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, ont cité le cas de Mossadegh pour affirmer qu'il était l'un des exemples de l'"hostilité" des États-Unis à l'égard de l'Iran.
Cette décision traduit un certain retour en grâce de l'homme qui avait affirmé l'indépendance de l'Iran face à la Grande-Bretagne en nationalisant le pétrole iranien au détriment des intérêts britanniques.
Après la révolution islamique de 1979 qui a renversé le chah, Mohammad Reza Pahlavi, la principale avenue de Téhéran, l'avenue Pahlavi, avait été rebaptisée avec le nom de Mossadegh.
Mais deux ans et demi plus tard, les autorités avaient changé le nom de cette avenue qui s'appelle aujourd'hui Vali-e Asr ("Maître du temps", en persan, référence au douzième imam qui, selon...

