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Dernières Infos - Liban

Affaire Ziad Itani : le colonel Suzanne el-Hajj interrogée

L'ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj. Photo tirée d'une page de soutien à Mme el-Hajj sur Facebook.

L'ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj, était interrogée mardi par le premier juge d’instruction militaire Riad Abou Ghida pour fabrication de fausses preuves contre le dramaturge Ziad Itani, accusé de collaboration avec Israël.

L'interrogatoire de Mme el-Hajj avait lieu en présence de son avocat, l'ex-ministre Rachid Derbas, précise l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Hier, le pirate informatique Elie Gh, qui fait aussi l'objet des mêmes poursuites, et qui aurait été embauché par Suzanne el-Hajj, avait été auditionné par le juge Abou Ghida.

Vendredi, le Tribunal militaire avait requis des poursuites contre Mme el-Hajj et le pirate pour fabrication de fausses preuves contre M. Itani, et pour "cyberattaques et piratage visant des sites de ministères, d'institutions sécuritaires et de banques libanaises, de sites d'information et d'autres sites, au Liban et à l'étranger". Une troisième personne, dont l'identité n'a pas été révélée, est également poursuivie.

Le juge Abou Ghida doit également décider de la relaxe de l'acteur, arrêté en novembre dernier. L'avocat de M.Itani, Saliba Hajj, a indiqué dans la journée que cette décision serait prise mardi ou mercredi.
L'ancienne directrice au sein des Forces de sécurité intérieure est soupçonnée d’avoir "utilisé les services du pirate informatique pour fabriquer des conversations afin de faire accuser Ziad Itani d’avoir pris contact avec une jeune israélienne". Le pirate, E. Gh., serait passé aux aveux et aurait reconnu avoir agi à la demande de Mme el-Hajj et confirmé les accusations portées contre lui.

Suzanne el-Hajj avait perdu son poste à la suite du retweet d’un message ironique sur les femmes en Arabie saoudite. Un certain Ziad Itani avait diffusé la capture d’écran de son retweet et, selon les informations qui ont fuité durant le week-end dernier, la fonctionnaire aurait monté l’affaire pour se venger, mais se serait trompée de victime en raison de l’homonymie.

L'ancienne directrice du bureau de lutte contre la cybercriminalité au sein de la police libanaise, Suzanne el-Hajj, était interrogée mardi par le premier juge d’instruction militaire Riad Abou Ghida pour fabrication de fausses preuves contre le dramaturge Ziad Itani, accusé de collaboration avec Israël.L'interrogatoire de Mme el-Hajj avait lieu en présence de son avocat, l'ex-ministre Rachid Derbas, précise l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).Hier, le pirate informatique Elie Gh, qui fait aussi l'objet des mêmes poursuites, et qui aurait été embauché par Suzanne el-Hajj, avait été auditionné par le juge Abou Ghida.Vendredi, le Tribunal militaire avait requis des poursuites contre Mme el-Hajj et le pirate pour fabrication de fausses preuves contre M. Itani, et pour "cyberattaques et piratage visant des...