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Merkel condamne une visite de l'extrême droite à Damas

La chancelière Angela Merkel a vivement critiqué mercredi, par la voix de son porte-parole, une visite de quatre députés allemands d'extrême droite à Damas pour y rencontrer des proches du régime de Bachar el-Assad.
"Ceux qui courtisent ce régime se disqualifient d'eux mêmes", a déclaré à la presse le porte-parole, Steffen Seibert, à Berlin.
"Le régime syrien montre chaque jour à quel point il est inhumain", a-t-il poursuivi, estimant que le président Assad "inflige ou accepte" les violences faites aux civils à Idleb, Alep et dans la Ghouta orientale.

Une délégation de quatre députés ainsi que deux élus régionaux de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), mouvement d'extrême droite, effectue en ce moment une visite à Damas.
Elle a été reçue mardi par le mufti de Syrie Ahmad Badredine Hassoun, qui apparaît régulièrement au côté du président syrien Bachar el-Assad. Les élus ont indiqué mercredi avoir rencontré un secrétaire d'Etat syrien, Ali Haidar.

L'extrême droite allemande affirme s'être rendue dans la capitale syrienne pour "s'informer sur place de la situation humanitaire" car les médias allemands "ne leur donnent pas de possibilité fiable de se rendre compte de la situation réelle" dans le pays.
Ils se sont ainsi dits "surpris de la normalité existante" dans les rues de Damas, se félicitant de voir que "les femmes peuvent déambuler sans porter le voile dans la métropole remarquablement propre".

Depuis le 18 février, le régime syrien mène une offensive aux portes de Damas dans le fief rebelle de la Ghouta orientale, une enclave abritant près de 400.0000 personnes.
Au moins 800 civils, dont 177 enfants, y ont été tués dans des bombardements, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

L'AfD a créé un séisme en obtenant quelque 90 sièges de députés lors des législatives de septembre, devenant ainsi la première force d'opposition au Parlement. Les deux principaux partis, les conservateurs d'Angela Merkel au centre-droit et les sociaux-démocrates au centre-gauche, viennent en effet de décider de former à nouveau une coalition gouvernementale.
Dans un entretien au Spiegel, le ministre de la Justice Heiko Maas n'a pas exclu de demander que des membres de l'AfD fassent l'objet d'une surveillance étroite du Renseignement intérieur.
"Certains courants de l'AfD semblent avoir voulu faire du parti un nouveau refuge politique pour les néo-nazis", s'est justifié le ministre social-démocrate.

Une telle surveillance est en principe réservée aux groupuscules les plus radicaux soupçonnés de pratiques anti-constitutionnelles pouvant mettre en danger la sécurité de l'Etat. Elle serait exceptionnelle pour un parti représenté à la chambre des députés.

La chancelière Angela Merkel a vivement critiqué mercredi, par la voix de son porte-parole, une visite de quatre députés allemands d'extrême droite à Damas pour y rencontrer des proches du régime de Bachar el-Assad. "Ceux qui courtisent ce régime se disqualifient d'eux mêmes", a déclaré à la presse le porte-parole, Steffen Seibert, à Berlin. "Le régime syrien montre chaque jour à quel point il est inhumain", a-t-il poursuivi, estimant que le président Assad "inflige ou accepte" les violences faites aux civils à Idleb, Alep et dans la Ghouta orientale. Une délégation de quatre députés ainsi que deux élus régionaux de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), mouvement d'extrême droite, effectue en ce moment une visite à Damas. Elle a été reçue mardi par le mufti de Syrie Ahmad Badredine Hassoun, qui...