La justice grecque s'est opposée mardi à l'extradition vers son pays d'un Turc arrêté à Athènes, soupçonné d'appartenir au groupe d'extrême gauche DHKP-C classé "terroriste" en Turquie ainsi que par l'Union européenne et les États-Unis, a indiqué une source judiciaire
Sasi Naci Ozpolat, 47 ans, avait été arrêté avec huit compatriotes en novembre dernier, peu avant la visite en Grèce du président turc Recep Tayyip Erdogan. Le parquet grec a lancé contre le groupe, trouvé en possession d'armes et d'explosifs, des poursuites pour "appartenance à une organisation terroriste" et "actions terroristes".
Les magistrats compétents pour les extraditions ont jugé que les accusations portées par la Turquie contre M. Ozpolat - de complicité dans l'assassinat du procureur d'Istanbul en avril 2015 - n'étaient pas suffisamment fondées, au risque qu'il soit jugé pour d'autres charges en cas d'extradition, a précisé la même source judiciaire.
Le suspect a affirmé qu'il était poursuivi pour son action politique, relevant que cela lui avait déjà valu emprisonnement et tortures en Turquie. Il a affirmé avoir demandé l'asile politique en France.
La justice grecque avait déjà refusé l'extradition d'un premier membre du groupe des neuf en février, Mehmet Dogan, 60 ans. Une troisième requête turque d'extradition doit encore être examinée, concernant la seule femme du groupe, Halaz Secer, 21 ans.
Le sort de M. Ozpolat a été tranché alors que la Grèce est dans l'attente du procès en Turquie de deux officiers grecs arrêtés jeudi dernier à la frontière terrestre entre les deux pays, qu'ils venaient de franchir lors d'une patrouille, par erreur à cause du mauvais temps selon Athènes.
Un tribunal turc a rejeté lundi leur demande de libération, après qu'Athènes a appelé la Turquie sur ce cas à "ne pas transformer une procédure routinière en un problème juridique et politique majeur".
Sur fond de raidissement du régime turc, les relations entre la Grèce et la Turquie, tous deux membres de l'Otan, se sont tendues ces derniers mois, l'une des pommes de discorde étant le refus de la justice grecque d'extrader huit militaires turcs ayant fui le pays voisin après le coup d'État manqué de juillet 2016.
Sasi Naci Ozpolat, 47 ans, avait été arrêté avec huit compatriotes en novembre dernier, peu avant la visite en Grèce du président turc Recep Tayyip Erdogan. Le parquet grec a lancé contre le groupe, trouvé en possession d'armes et d'explosifs, des poursuites pour "appartenance à une organisation terroriste" et "actions terroristes".
Les magistrats compétents pour les extraditions ont jugé que les accusations portées par la Turquie contre M. Ozpolat - de complicité dans l'assassinat du procureur d'Istanbul en avril 2015 - n'étaient pas...

