Le Kremlin a assuré mardi ne disposer d'"aucune information" sur l'éventuel empoisonnement, "tragique", d'un ex-espion russe hospitalisé en Grande-Bretagne, assurant que Moscou était "toujours ouverte à la coopération" si Londres demandait.
Un homme d'une soixantaine d'années et une femme d'une trentaine d'années ont été hospitalisés dimanche à Salisbury, à 140 km au sud-ouest de Londres, "pour une exposition présumée à une substance toxique", selon la police britannique.
Selon la BBC, l'homme serait Sergueï Skripal, un ex-colonel du renseignement militaire russe, condamné à 13 ans de prison en Russie pour espionnage au profit du Royaume-Uni. Avec trois autres agents russes, il avait fait l'objet d'un échange en 2010 contre dix agents du Kremlin expulsés par Washington.
"Nous n'avons aucune information", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin. "Vous savez pourquoi il était en Occident, à la suite de quelles actions et décisions, je ne vais pas revenir dessus. Et maintenant, nous observons qu'une situation tragique a eu lieu", a-t-il ajouté.
"Personne n'a pour l'instant demandé" à la Russie de coopérer à l'enquête, a-t-il précisé. "Moscou est toujours ouverte à la coopération", a-t-il souligné, se refusant à tout autre commentaire.
Sergueï Skripal a été condamné en 2006 à 13 ans de camp à régime sévère après avoir reconnu avoir révélé au renseignement britannique l'identité de plusieurs dizaines d'agents secrets russes opérant en Europe, contre plus de 100.000 dollars.
Né en juin 1951, il avait travaillé jusqu'en 1999 dans les services de renseignement pour l'armée russe, obtenant le grade de colonel, puis de 1999 à 2003 au sein du ministère russe des Affaires étrangères, selon l'agence TASS. Il aurait été recruté dès 1995 par les services britanniques.
Le 9 juillet 2010, Sergueï Skripal a été gracié par le président russe de l'époque, Dmitri Medvedev. Il avait fait l'objet d'un échange contre dix agents du Kremlin expulsés par Washington, dont Anna Chapman, une jeune femme d'affaires russe surnommée la "nouvelle Mata Hari" à New York.
Cet échange, au terme duquel il s'était réfugié en Angleterre, était le plus important depuis la fin de la guerre froide.
Sergueï Skripal "ne représentait pas de danger pour la Fédération russe", a affirmé à l'agence de presse russe RIA Novosti le député Andreï Lougovoï, ancien agent secret russe, soupçonné d'avoir empoisonné en 2006 l'ex-espion Alexandre Litvinenko à Londres.
Selon la BBC, l'homme serait Sergueï Skripal, un ex-colonel du renseignement militaire russe, condamné à 13 ans de prison en Russie pour espionnage au profit du Royaume-Uni. Avec trois autres agents russes, il avait fait l'objet d'un échange en 2010 contre dix agents du Kremlin expulsés par Washington.
"Nous n'avons aucune information", a...


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