le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar. Photo d'archives Ani
Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a annoncé une grève ouverte et immédiate sur fond de contestation au sein de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), rappelant que la CNSS est "le dernier rempart" pour les travailleurs.
Les employés de la CNSS ont manifesté aujourd'hui à Baalbeck pour protester contre un article dans le projet de budget de 2018 qui prévoit de limiter l'obligation d'obtenir un quitus émis par la Caisse dans certains cas. Ils estiment que cela les prive de leur principal outil pour contrôler que les assurés sont à jour dans le paiement de leurs cotisations.
"L'article relatif à la CNSS a été proposé et refusé, puis a été envoyé au Conseil économique et social afin de discuter de propositions qui n'affecteraient pas la Caisse. Je veux rassurer les employés de la CNSS : cet article n'est plus à l'ordre du jour", a affirmé le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil.
En outre, M. Asmar a appelé les travailleurs à "rester attachés au droit de leurs enfants à l'éducation" et l'Etat à "s'occuper de l'école et de l'université publiques".
"Comment peut-on demander au ministère de la Défense de réduire son budget de 20%? Est-il demandé aux militaires de retourner dans leurs casernes?", s'est ensuite interrogé M. Asmar. Il a affirmé que la réduction des dépenses se fait par la lutte contre la corruption et la dilapidation des fonds publics.
Le chef du gouvernement, Saad Hariri, avait demandé dans une circulaire aux différents ministères de réduire leurs dépenses de 20 %. Ces directives s’inscrivent dans le cadre des réajustements financiers requis par les pays donateurs à la veille de la conférence CEDRE qui doit se tenir à Paris en avril en vue d'examiner le financement d'un plan d'investissements axé sur l'infrastructure du pays.

