Le bloc du changement et de la réforme a souhaité mardi que le budget, qui est actuellement discuté en commission ministérielle, ne soit pas matière pour la campagne électorale.
"Le budget et d'autres questions importantes ne peuvent pas être matière pour la campagne électorale", a déclaré le député Ibrahim Kanaan qui s'exprimait à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc aouniste.
"Nous avons travaillé sur les réformes et nous espérions que les partis qui ont pour slogan électoral les finances de l'Etat, travaillent avec nous (...) surtout lorsque nous réclamions un budget ces neufs dernières années", a-t-il ajouté.
"La réforme se fait en contrôlant l'argent public et ceux qui veulent s'opposer à la corruption doivent soutenir les institutions de l'Etat et participer à la surveillance au sein de la Chambre des députés", a également dit M. Kanaan.
Le gouvernement est engagé dans une course contre la montre avant les conférences internationales de donateurs qui mettent la pression sur Beyrouth pour qu'il vote le budget de l'année en cours sans plus tarder.
Le Premier ministre s'est engagé à adopter le projet de budget 2018 et à le transmettre au Parlement avant la tenue le 6 avril de la conférence du CEDRE à Paris, selon son conseiller économique Nadim el-Mounla. Le Liban a adopté en octobre 2017, et avec dix mois de retard sur le calendrier prévu par la Constitution, sa première loi des finances après douze années passées sans budget en raison de tensions politiques. Si cette adoption avait été saluée, notamment par les agences de notation financière, le Liban a déjà pris du retard dans le processus d'adoption du budget pour 2018.


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