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Irak: libération d'un activiste anticorruption condamné à six ans de prison

La Cour d'appel fédérale irakienne a décidé mardi de libérer un militant irako-américain condamné début février à six ans de prison par une cour de province pour "insultes et diffamation contre les institutions de l'Etat" dont il dénonçait la corruption.

"Le tribunal a examiné les deux affaires pour lesquelles Bassem Khashan avait été condamné à trois ans chacune. Le premier jugement a été annulé +faute de preuve+, le second a été cassé et (l'affaire) doit être rejugée. Il a donc été décidé de le libérer", a affirme dans un communiqué le porte-parole du Haut Conseil judiciaire, le juge Abdel Sattar Bayraqdar.

Ces deux dernières années, Bassem Khashan avait présenté à plusieurs institutions de la province de Mouthanna (sud-est), dont la Commission d'intégrité publique et le Conseil provincial, une pile de dossiers contenant selon lui des éléments prouvant la corruption de fonctionnaires locaux.
Selon Majid Abou Kalal, directeur de l'ONG "Dhar" pour le développement dans la province de Mouthanna, M. Khashan avait présenté pas moins de 350 dossiers aux différentes instances pour appuyer ses dires.
"Il a gagné plusieurs procès notamment contre l'ex-directeur général du ministère de la Santé de la province", a-t-il encore souligné.

Les récentes condamnations (le 7 février) avaient fait un buzz sur la toile, provoquant un tollé parmi les internautes. "Bassem a (...) rapporté des milliards de dinars volés à l'Etat. Et il a été récompensé par six ans de prison!", s'était insurgé Anas al-Fallouji.

Quelques centaines de personnes avaient défilé dans les rues de Samawa, la capitale provinciale, en scandant "les honnêtes en prison, les corrompus dans la Zone verte, secteur ultra-protégé de Bagdad où se trouvent les ministères les plus importants.
L'Irak est, selon les classements internationaux, le douzième pays le plus corrompu au monde.

La Cour d'appel fédérale irakienne a décidé mardi de libérer un militant irako-américain condamné début février à six ans de prison par une cour de province pour "insultes et diffamation contre les institutions de l'Etat" dont il dénonçait la corruption. "Le tribunal a examiné les deux affaires pour lesquelles Bassem Khashan avait été condamné à trois ans chacune. Le premier jugement a été annulé +faute de preuve+, le second a été cassé et (l'affaire) doit être rejugée. Il a donc été décidé de le libérer", a affirme dans un communiqué le porte-parole du Haut Conseil judiciaire, le juge Abdel Sattar Bayraqdar. Ces deux dernières années, Bassem Khashan avait présenté à plusieurs institutions de la province de Mouthanna (sud-est), dont la Commission d'intégrité publique et le Conseil...