Le président libanais, Michel Aoun (g), recevant au palais de Baabda l'émissaire saoudien Nizar Alaoula (c), l'ambassadeur saoudien au Liban, Walid Yaacoub, et le chargé d'affaires saoudien, Walid Boukhari, le 26 février 2018. Photo Twitter/@LBpresidency
L'émissaire saoudien, Nizar Alaoula, qui est arrivé lundi à Beyrouth, a eu un très bref entretien avec le président libanais, Michel Aoun, à l'issue duquel il n'a fait aucune déclaration.
Selon les informations rapportées par notre correspondante Hoda Chédid, M. Alaoula a transmis au chef de l'Etat un message oral du roi Salmane et de la direction saoudienne, l'assurant de son soutien à la souveraineté et la stabilité du Liban et de son attachement à la solidité des relations bilatérales. M. Aoun a pour sa part indiqué qu'il souhaitait que le Liban ait les meilleures relations avec l'Arabie.Les discussions ont notamment porté sur le prochain sommet arabe prévu en mars à Riyad. L'émissaire saoudien n'a toutefois pas remis au président, comme on s'y attendait, une invitation à ce sommet.
M. Alaoula était accompagné de l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Walid Yaacoub et du chargé d'affaires saoudien au Liban, Walid Boukhari.
L'émissaire saoudien doit également s'entretenir avec le chef du législatif, Nabih Berry, et, surtout, le Premier ministre, Saad Hariri, dans ce qui apparaît comme une reprise des contacts entre Riyad et La Maison du centre.La visite de l’émissaire, qui est conseiller au sein du cabinet royal, revêt une importance certaine, dans la mesure où il s’agit du premier responsable saoudien à venir au Liban depuis le retour à Beyrouth de M. Hariri, à la veille de la fête de l’Indépendance et après sa démission-surprise.

