La cour pénale centrale à Bagdad a condamné dimanche quinze ressortissantes turques à la peine capitale pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué à l'AFP un responsable de la justice irakienne.
Les 15 condamnées ont "reconnu les faits" qui leur étaient reprochés, a-t-il précisé, tandis qu'une seizième Turque a été condamnée à une peine de prison à perpétuité.
Plusieurs ressortissantes étrangères accusées de liens avec l'EI ont récemment été jugées en Irak. Une Allemande et une Turque ont ainsi été condamnées à mort lors de procès que l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé comme "inéquitables".
Une Française a, elle, écopé d'une peine de prison couverte par sa détention préventive et doit maintenant être expulsée.
La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI et prévoit la peine capitale pour appartenance au groupe jihadistes même pour des non combattants.
Le nombre de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance présumée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs. Les autorités irakiennes n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive des forces progouvernementales, qui ont achevé de chasser l'EI de tous les centres urbains d'Irak en 2017. Les autorités de la région autonome kurde d'Irak disent détenir quelque 4.000 jihadistes de l'EI, dont des étrangers.
D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".

