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Festival al-Bustan

Quand les grandes orgues tonnent sous les notes du Cantor...

La deuxième semaine du Festival al-Bustan s’ouvre ce soir avec l’une des œuvres pour orgue les plus connues au monde : « la Toccata et fugue BWV565 » de Jean-Sébastien Bach.

Thomas Ospital : L’orgue sait allier traditions du passé et modernité. Photo DR

Une partition en grande pompe et un opus aux accents majestueux, à travers lequel, pour concilier spiritualité, ferveur et virtuosité musicale, déferlent des grappes de notes poussées par tous les vents d’un christianisme empreint de l’humanisme de la Renaissance. Pour interpréter la Toccata et fugue BWV565 de Jean-Sébastien Bach ce soir au collège du Sacré-Cœur (Gemmayzé), la touche de Thomas Ospital.

Aux destinées des claviers et des pédales, cet organiste appointé en résidence à la Maison de la Radio (Radio France) est titulaire de l’orgue de l’église-Saint Eustache à Paris. Rencontre avec le musicien qui dit tout, ou presque, d’un menu qui ne s’arrête pas à cette œuvre qui a touché aussi bien Walt Disney que Fellini et Martin Scorcese, entre autres…

Est-ce votre premier voyage au Liban? Avec quel sentiment abordez-vous ses rives ?

C’est en effet mon premier voyage dans ce pays. Je suis à la fois curieux et impatient de découvrir sa capitale, sa culture, ses paysages et ses traditions. C’est un sentiment que j’éprouve à chaque fois que je découvre un nouveau lieu.

« La Toccata et fugue » de Bach, un morceau de bravoure, un message de foi, un manifeste pour l’orgue? Comment définissez-vous cette œuvre et comment la qualifiez-vous ?

La Toccata et fugue en ré mineur de Jean-Sébastien Bach est bien plus qu’une simple œuvre d’orgue. Elle forge en quelque sorte une certaine identité de l’instrument. Elle est un point de repère pour les gens qui se réfèrent à l’orgue. C’est une pièce qui traverse le temps avec une même notoriété. Elle a notamment été mise à l’honneur par Walt Disney dans le magnifique film Fantasia. Cette œuvre n’a pas volé son succès, elle est réellement une pièce unique dans tout le corpus de Jean-Sébastien Bach. Elle est une sorte d’ode à la liberté. Un croisement parfait entre une pensée complexe et l’impulsion d’une geste physique.

Quelles autres œuvres allez-vous aussi offrir aux auditeurs ?

J’ai décidé de construire ce programme autour de Jean-Sébastien Bach. Je jouerai donc plusieurs œuvres du Cantor de Leipzig, mais aussi des compositeurs qui ont été directement influencés par Bach, comme Félix Mendelssohn avec son Prélude et fugue en do mineur, Robert Schumann et l’une de ses fugues sur B.A.C.H., et le célèbre Prélude et fugue sur B.A.C.H. de Franz Liszt. Je terminerai d’ailleurs ce concert par une improvisation sur les quatre notes qui forment le nom B.A.C.H.

Pourquoi avoir choisi l’orgue comme moyen d’expression musicale ? Que représente-t-il pour vous ? Et quel avenir lui voyez-vous dans la société contemporaine ?

Je ne suis pas sûr de l’avoir choisi, il est venu à moi quand j’avais 10 ans, j’étais attiré par cet instrument, c’était comme un coup de foudre. Sa complexité, sa diversité de timbres, sa facture, tous ces éléments m’ont poussé vers lui. Il est pour moi un réel outil d’expression. J’en ai besoin pour échapper au réel. L’orgue a bien entendu un présent et un avenir. C’est un instrument sensationnel qui sait allier traditions du passé et modernité. C’est un garant de notre culture comme un moyen d’expression actuel.

Qu’avez-vous à dire au public qui va venir vous applaudir au Sacré-Cœur à Gemmayzé ?

La joie que j’aurai d’être avec eux et de partager un peu de mon univers. Un concert, c’est avant tout un moment de communion et d’échange avec le public. Un lieu où l’on oublie nos différences et où nous sommes réunis par l’insondable : la musique.





Une partition en grande pompe et un opus aux accents majestueux, à travers lequel, pour concilier spiritualité, ferveur et virtuosité musicale, déferlent des grappes de notes poussées par tous les vents d’un christianisme empreint de l’humanisme de la Renaissance. Pour interpréter la Toccata et fugue BWV565 de Jean-Sébastien Bach ce soir au collège du Sacré-Cœur (Gemmayzé), la...

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