Un Conseil des ministre a débuté jeudi après-midi à Baabda, en présence du président libanais, Michel Aoun, et du Premier ministre, Saad Hariri. Les deux qui hommes se sont entretenus avant le début de la réunion.
Cette réunion se tient alors que le secrétaire d’État américain Rex Tillerson vient d'effectuer une visite de quelques heures au Liban au cours de laquelle il a violemment attaqué le Hezbollah, en le qualifiant de "groupe terroriste" et en affirmant que son engagement "dans les conflits régionaux" menace "la sécurité du Liban" et a des "effets déstabilisateurs sur la région".
"Les Américains sont les derniers à avoir le droit de parler de terrorisme parce que c'est l'administration américaine qui a créé le terrorisme en Amérique latine, c'est elle qui parraine le terrorisme israélien en Palestine, et c'est elle qui a créé Daech (acronyme arabe de l'EI) et al-Nosra (ex-branche d'el-Qaëda en Syrie), a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohammad Fneich, accusant les Etats-Unis de se trouver en Syrie "en tant que force d'occupation" avant la réunion gouvernementale.
Par ailleurs, le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Ali Kanso (prosyrien), a salué avant d'entrer en réunion "l'unanimité" des parties libanaises sur la nécessité "de rester attachés à nos droits territoriaux et maritimes". "Le Liban peut obtenir ses droits en se basant sur le triptyque armée-peuple-résistance", cher au Hezbollah, a-t-il ajouté.
Le Liban a officiellement signé vendredi les contrats d'exploitation des hydrocarbures offshore du pays. Une signature qui met fin au premier volet d'un feuilleton qui aura duré plusieurs années. Le 31 janvier, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a accusé le Liban de "provoquer" Israël en lançant les procédures pour l'exploitation des ressources offshore dans un bloc proche de ses frontières.
Le ministre de la Santé publique, Ghassan Hasbani, a indiqué que son parti, les Forces libanaises, allait demander "certaines clarifications concernant les positions de l'Etat libanais par rapport au bloc 9".
Il y a quelque jours, l’émissaire du département d’État, David Satterfield, avait proposé une formule de compromis
au sujet du bloc 9 à savoir que la compagnie chargée de l’exploration des hydrocarbures offshore verse au Liban les deux tiers de ses ventes et le tiers à Israël, en attendant que le conflit frontalier soit réglé, selon notre correspondant au palais Bustros Khalil Fleyhane. Une proposition sur laquelle les dirigeants libanais ont exprimé des réserves.

