Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN, réunis jeudi à Bruxelles, ont accepté de créer une mission élargie d'entraînement et de conseil des forces armées irakiennes dans le cadre de la reconstruction du pays, après trois ans de guerre contre le groupe Etat islamique (EI).
Les Etats-Unis insistaient beaucoup sur la mise en place de cette mission et le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait envoyé le mois dernier une lettre en ce sens aux pays de l'Alliance, plutôt réticents à la lumière de l'exemple afghan.
Il s'agira notamment de former les soldats irakiens aux opérations de déminage et de neutralisation des engins non-explosés, mais pas de fournir des troupes de combat.
Cette mission devrait être lancée en juillet lors d'un sommet de l'OTAN auquel assistera le président Donald Trump.
L'Alliance dispose déjà d'une petite force d'instructeurs et de conseillers à Bagdad mais Donald Trump lui a demandé avec insistance de faire plus.
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, avait également réclamé cette semaine l'aide de l'organisation.
Les discussions avec la Turquie, membre de l'OTAN, ont été compliquées par les désaccords entre Ankara et Washington sur la situation en Syrie.
Jim Mattis a su rassurer ses alliés, notamment sur le fait que les membres de la mission seront cantonnés à des rôles d'instructeurs et de conseillers.
La reconstruction de l'Irak coûtera 88 milliards de dollars (72 milliards d'euros), a estimé lundi le ministère irakien du Plan.
"Le leçon à tirer de la situation en Irak, c'est qu'il est dangereux de se retirer trop tôt", a déclaré aux journalistes le secrétaire général de l'OTAN , Jens Stoltenberg, faisant référence au retrait des troupes américaines du pays en 2011.
Il reste aux gouvernements des pays de l'Alliance à fixer les effectifs de la mission et à s'assurer des moyens de protéger ses membres.
Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l'Alliance, a suggéré un financement d'un milliard de dollars pour cette mission.
Les Etats-Unis insistaient beaucoup sur la mise en place de cette mission et le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, avait envoyé le mois dernier une lettre en ce sens aux pays de l'Alliance, plutôt réticents à la lumière de l'exemple afghan.
Il s'agira notamment de former les soldats irakiens aux opérations de déminage et de neutralisation des engins non-explosés, mais pas de fournir des troupes de combat. Cette mission devrait être lancée en juillet lors d'un sommet de l'OTAN auquel assistera le président Donald...


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