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La situation a empiré en Syrie depuis l'appel à une trêve humanitaire, selon l'ONU

Les combats en Syrie n'ont fait qu'empirer depuis que les Nations unies ont réclamé il y a une semaine un cessez-le-feu d'un mois pour permettre la distribution d'aide humanitaire, a mis en garde lundi un responsable de l'ONU à Damas.

Les Nations unies avaient lancé mardi dernier cet appel urgent aux belligérants en Syrie, mettant en garde contre "les conséquences désastreuses" de la crise humanitaire qui ravage le pays, en proie depuis 2011 à une guerre meurtrière. Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas appuyé cet appel par une résolution, mais doit examiner lundi un nouveau projet de texte concernant une trêve de 30 jours. 

Quelques heures avant les pourparlers prévus à New York, le coordinateur humanitaire de l'ONU en Syrie, Ali al-Zaatari, a renouvelé son plaidoyer en faveur d'un arrêt provisoire des hostilités.

"Depuis notre déclaration du 6 février, lorsque les représentants de l'ONU en Syrie ont appelé à une cessation des hostilités pendant un mois, la situation s'est détériorée", a déploré M. Zaatari dans un communiqué. "Nous assistons à l'une des pires périodes de combats depuis le début du conflit, avec des centaines de civils tués et blessés, des déplacements massifs (de population) et la destruction d'infrastructures civiles, y compris des installations médicales", a-t-il ajouté. 

La semaine dernière, l'aviation du régime syrien a pilonné la Ghouta orientale, enclave rebelle à l'est de Damas, faisant plus de 250 morts en cinq jours selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), tandis que les insurgés tiraient des obus et des roquettes sur la capitale.

En parallèle, l'offensive lancée par la Turquie dans le nord-ouest de la Syrie a déplacé des milliers de familles fuyant les combats à la frontière.

"Nous continuons d'insister sur notre message: cette terrible souffrance du peuple syrien doit cesser. Les Syriens ont déjà fait les frais de ce conflit brutal", a souligné M. Zaatari. "J'en appelle à nouveau à toutes les parties concernées, et à ceux qui ont un pouvoir d'influence sur elles: mettez fin à cette souffrance humaine intolérable", a-t-il insisté. 

La Suède et le Koweït ont proposé un nouveau projet de résolution qui exige un cessez-le-feu de 30 jours et la levée des sièges imposés par les belligérants, notamment le régime, à plusieurs localités en Syrie. Les tractations doivent débuter lundi à New York et, selon des diplomates, le texte pourrait être rapidement soumis au vote des quinze membres du Conseil.
Mais la Russie - qui a utilisé son veto à plusieurs reprises pour protéger son allié, le président syrien Bachar al-Assad - pourrait bloquer le vote d'une nouvelle résolution. 

Plus de 13,1 millions de Syriens ont besoin d'une aide humanitaire, selon l'ONU, dont 6,1 millions ont été déplacés dans le pays au cours de la guerre, qui entrera dans sa huitième année le 15 mars prochain. Les combats ont fait plus de 340.000 morts depuis 2011.

Les combats en Syrie n'ont fait qu'empirer depuis que les Nations unies ont réclamé il y a une semaine un cessez-le-feu d'un mois pour permettre la distribution d'aide humanitaire, a mis en garde lundi un responsable de l'ONU à Damas.
Les Nations unies avaient lancé mardi dernier cet appel urgent aux belligérants en Syrie, mettant en garde contre "les conséquences désastreuses" de la crise humanitaire qui ravage le pays, en proie depuis 2011 à une guerre meurtrière.
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas appuyé cet appel par une résolution, mais doit examiner lundi un nouveau projet de texte concernant une trêve de 30 jours. Quelques heures avant les pourparlers prévus à New York, le coordinateur humanitaire de l'ONU en Syrie, Ali al-Zaatari, a renouvelé son plaidoyer en faveur d'un arrêt provisoire des...