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Iran : ultimatum contre la corruption au sein de la justice

 Le chef de l'Autorité judiciaire iranienne a lancé jeudi un ultimatum aux membres de son administration, prévenant qu'il ne tolérerait plus aucun écart de conduite concernant des faits de corruption.

"Je pensais qu'il serait suffisant de renvoyer cinq juges contrevenant à la loi pour que les autres prennent conscience de leurs actes, mais ce n'est pas le cas", a déclaré l'ayatollah Sadegh Larijani dans des propos retransmis par la télévision d'État. Dorénavant, "je suis fermement décidé" à exposer publiquement les juges et les fonctionnaires corrompus en publiant "dans les médias" leur nom et leur photo, a-t-il dit en s'adressant à des responsables de l'appareil judiciaire.

"Jusqu'ici j'ai fait preuve de patience", mais cette période est révolue, a fait valoir M. Larijani, justifiant ce tour de vis annoncé par la nécessité de "préserver la dignité et le respect dus à la majorité des membres de l'administration judiciaire, qui sont sains et vertueux".

Les propos de ce responsable, considéré comme proche des ultraconservateurs, surviennent quelques jours après que l'ancien président Mohammad Khatami eut appelé le chef de l'Autorité judiciaire à "restaurer le crédit de [son] importante administration en prenant des mesures contre la corruption et pour la protection des droits des citoyens".

Président de 1999 à 2005 et référence du camp réformateur, M. Khatami, est un soutien du président Hassan Rohani, conservateur modéré réélu en mai. Tombé en disgrâce (les médias iraniens n'ont pas le droit de publier sa photo et il s'est vu interdire en octobre toute apparition publique pour trois mois), l'ancien président a appelé le 16 janvier les autorités de la République islamique à écouter le mécontentement populaire exprimé lors des journées de troubles ayant touché plusieurs dizaines de villes iraniennes fin décembre et début janvier.

Selon les autorités, 25 personnes ont été tuées dans ces violences survenues à l'occasion de manifestations non autorisées contre le pouvoir, les difficultés économiques et la corruption.

Les troubles ont exacerbé les tensions au sein du pouvoir iranien entre M. Rohani et les autres institutions de la République islamique tenues par les ultraconservateurs.

Ces derniers dénoncent la politique d'ouverture du gouvernement et l'accusent de négliger les couches les plus modestes de la population.

 Le chef de l'Autorité judiciaire iranienne a lancé jeudi un ultimatum aux membres de son administration, prévenant qu'il ne tolérerait plus aucun écart de conduite concernant des faits de corruption.
"Je pensais qu'il serait suffisant de renvoyer cinq juges contrevenant à la loi pour que les autres prennent conscience de leurs actes, mais ce n'est pas le cas", a déclaré l'ayatollah Sadegh Larijani dans des propos retransmis par la télévision d'État. Dorénavant, "je suis fermement décidé" à exposer publiquement les juges et les fonctionnaires corrompus en publiant "dans les médias" leur nom et leur photo, a-t-il dit en s'adressant à des responsables de l'appareil judiciaire."Jusqu'ici j'ai fait preuve de patience", mais cette période est révolue, a fait valoir M. Larijani, justifiant ce tour de vis annoncé par...