Le siège du Tribunal spécial pour le Liban, à La Haye, aux Pays-Bas. Photo AFP
Le Liban a versé sa contribution annuelle au budget du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui représente 49% du budget total, a annoncé mardi le bureau de presse du Premier ministre Saad Hariri.
"Le Liban est attaché à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui a créé le Tribunal spécial et attend avec impatience le jour où la justice se prononcera sur l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri et de ses compagnons martyrs", a déclaré M. Hariri avant de se rendre au Forum économique de Davos, en Suisse.Le TSL a confirmé dans un communiqué avoir reçu la contribution du Liban au budget de l’année 2018, soit la somme de 28.827.533 euros, remerciant le gouvernement libanais pour "son engagement renouvelé à soutenir l’activité du Tribunal".
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avait prolongé le 22 décembre 2017, le mandat du TSL pour trois ans à partir du 1er mars 2018. Créé le 10 juin 2007, le TSL juge les responsables de l'assassinat de Rafic Hariri, tué le 14 février 2005 dans un attentat-suicide à Beyrouth, qui a provoqué la mort de 22 personnes et fait 226 blessés. Le tribunal a délivré cinq mandats d'arrêt depuis 2011 contre des membres du Hezbollah, qui a rejeté toute paternité de l'attentat et exclu la remise des suspects.

