Le syndicat libanais des enseignants du secteur privé a annoncé mercredi une série de grèves et un sit-in, appelant à appliquer la grille des salaires du secteur public qui est également censée entrée en vigueur pour ces enseignants.
Le syndicat a ainsi appelé, lors d'une conférence de presse, à observer une journée de grève le 24 janvier, et trois autres jours d'arrêt de travail, les 5, 6 et 7 février, et d'avoir recours à la grève ouverte si la grille des salaires n'est pas appliquée d'ici là. Il prévoit également un sit-in le 30 janvier devant le siège du ministère de l’Éducation à Beyrouth.
Plus de quatre mois après la publication de la loi 46 sur l'échelle des salaires, les enseignants des écoles privées attendent toujours de bénéficier de toutes les dispositions de la loi. Mais les établissements scolaires dans leur grande majorité, menés par la Fédération des associations privées et le secrétariat général des écoles catholiques, leur refusent les six échelons exceptionnels.
Les enseignants avaient, pour leur part, jeté du lest en décembre dernier. Ils avaient salué la médiation du ministre de l’Éducation, Marwan Hamadé, et n'avaient pas rejeté sa proposition d'échelonner sur trois ans les effets de l'application de la loi. Ils avaient toutefois réclamé que cet échelonnement se fasse sur "base d'accords locaux entre chaque direction d'école et sa base enseignante, et non par le biais d'une loi".
Le président de la République, Michel Aoun, et le Premier ministre, Saad Hariri, ont tous deux promis de tenir un Conseil des ministres consacré à cette question, avant la fin du mois.

