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Kosovo: tristesse et pessimisme à Mitrovica après l'assassinat d'Ivanovic

De nombreux habitants du secteur serbe de Mitrovica exprimaient mercredi leur tristesse et leur pessimisme quant à la résolution de l'assassinat la veille du politicien serbe kosovar Oliver Ivanovic.

La ville est divisée entre secteurs serbe au nord et albanais au sud, et ses 85.000 habitants vivent toujours dans une atmosphère tendue, près de deux décennies après le conflit entre forces de Belgrade et indépendantistes kosovars albanais.

Âgé de 64 ans, Oliver Ivanovic, leader d'un petit parti social-démocrate, avait une image de modéré parmi la classe politique serbe du Kosovo. Il était aussi un des rares à s'opposer publiquement à la ligne politique imposée par la Serbie aux Serbes du Kosovo.
Avec sa mort, "nous n'avons plus de politicien civilisé", se lamentait mercredi Sasa, 41 ans, qui ne donne pas son identité complète.
Selon les résultats de l'autopsie révélés dans la nuit de mardi à mercredi, il a été la cible de six tirs d'une arme de poing "Zastava", la marque d'armement de l'ex-Yougoslavie.

Tueurs serbes ou albanais kosovars? "Acte terroriste ou assassinat politique?", comme l'interroge le quotidien serbe indépendant Danas.
"Je n'ai aucune idée sur les possibles responsables", dit à Mitrovica Milan Bozovic, 25 ans. "Les polices, la nôtre comme la leur ne feront rien, comme toujours", dit Sasa, convaincu que les assassins ne seront jamais découverts.
Si cet assassinat "n'est pas élucidé à quoi peuvent s'attendre les citoyens"?, demande Ksenija Bozovic, vice-présidente du parti d'Oliver Ivanovic.

A Belgrade, la Première ministre serbe Ana Brnabic a réitéré la demande de la Serbie à prendre part à l'enquête.
Les autorités de Pristina ont beaucoup de difficultés à exercer leur contrôle sur Mitrovica-Nord, dont les habitants, à l'instar de la Serbie, ne reconnaissent pas l'indépendance du Kosovo.

Le quotidien kosovar de langue albanaise Koha Ditore redoutait mercredi les conséquences de cet assassinat qui "tend la situation dans le nord du Kosovo" et mettait en garde contre "une déstabilisation du pays".

L'assassinat est intervenu au moment où devaient reprendre à Bruxelles les pourparlers entre Serbes du Kosovo et les autorités de Pristina pour une normalisation de leurs relations, un processus au point mort depuis des mois.

Les Serbes ont annulé la réunion dès que l'assassinat a été connu. Le négociateur kosovar, Avni Arifi, les a appelés à revenir à la table de discussions.
Oliver Ivanovic doit être inhumé jeudi à Belgrade, où de nombreux Serbes lui ont également rendu hommage.

De nombreux habitants du secteur serbe de Mitrovica exprimaient mercredi leur tristesse et leur pessimisme quant à la résolution de l'assassinat la veille du politicien serbe kosovar Oliver Ivanovic.
La ville est divisée entre secteurs serbe au nord et albanais au sud, et ses 85.000 habitants vivent toujours dans une atmosphère tendue, près de deux décennies après le conflit entre forces de Belgrade et indépendantistes kosovars albanais.
Âgé de 64 ans, Oliver Ivanovic, leader d'un petit parti social-démocrate, avait une image de modéré parmi la classe politique serbe du Kosovo. Il était aussi un des rares à s'opposer publiquement à la ligne politique imposée par la Serbie aux Serbes du Kosovo.Avec sa mort, "nous n'avons plus de politicien civilisé", se lamentait mercredi Sasa, 41 ans, qui ne donne pas son identité...