Les dix vaccins obligatoires en Italie pour l'entrée à l'école sont devenus un enjeu de campagne, la Ligue du Nord (LN, extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste) promettant d'abroger la loi entrée en vigueur l'an dernier.
Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, mais aussi contre la rougeole, la varicelle ou les oreillons sont obligatoires pour inscrire un enfant de moins de 6 ans à la crèche ou à la maternelle. De 6 à 16 ans, les parents des enfants non vaccinés risquent des amendes de 100 à 500 euros.
Matteo Salvini, le chef de la LN, tempête depuis des mois contre cette obligation, expliquant avoir choisi de faire vacciner ses enfants et estimant que le droit individuel à la santé doit laisser ce choix à chacun.
Sa promesse d'abroger la loi se heurte cependant à l'opposition de son allié Forza Italia (droite), le parti de Silvio Berlusconi, dont les élus ont voté le texte l'année dernière.
En revanche, le chef de file du M5S, Luigi Di Maio, s'est lui aussi prononcé contre la loi, exprimant le souhait de limiter l'obligation aux quatre vaccins déjà concernés auparavant et de se contenter de recommandations appuyées pour les autres.
A une nuance près: M. Di Maio est favorable à l'obligation si le taux de couverture vaccinale contre une maladie n'atteint pas le seuil de 95% évalué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour atteindre "le seuil d'immunité de groupe".
Or, l'Italie n'atteint pas ce niveau pour les principaux vaccins. Pour la rougeole, le taux tombait même avant la loi à 87%, et près de 5.000 cas, dont quatre décès, ont été enregistrés l'année dernière.
A gauche, Matteo Renzi, le chef du Parti démocrate (PD, au pouvoir), s'est insurgé: "On ne plaisante pas avec les vaccins. C'est la santé de nos enfants qui est en jeu, pas un point de plus dans les urnes. Nous sommes du côté de la science, de la recherche et de la médecine, et nous ne reviendrons pas en arrière".
Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, mais aussi contre la rougeole, la varicelle ou les oreillons sont obligatoires pour inscrire un enfant de moins de 6 ans à la crèche ou à la maternelle. De 6 à 16 ans, les parents des enfants non vaccinés risquent des amendes de 100 à 500 euros.
Matteo Salvini, le chef de la LN, tempête depuis des mois contre cette obligation, expliquant avoir choisi de faire vacciner ses enfants et estimant que le droit individuel à la santé doit laisser ce choix à chacun.Sa promesse d'abroger la loi se heurte cependant à l'opposition...

