Le directeur d'une prison du nord de la France, théâtre jeudi de l'agression de trois gardiens par un détenu jihadiste, a démissionné lundi alors que les syndicats de surveillants avaient décrété une "opération prison morte" pour réclamer plus de sécurité.
C'était la principale revendication des syndicats de surveillants: le directeur de la prison de Vendin-le-Vieil a remis dans la matinée sa démission, confirmée par le ministère de la Justice, peu après le début d'une opération de blocages des centres pénitentiaires partout en France.
Barricades avec des palettes, braseros de pneus, banderoles: plusieurs centaines de surveillants ont perturbé le fonctionnement quotidien des prisons, de la tenue des parloirs à l'extraction de détenus en passant par l'approvisionnement de la cantine.
"Les deux tiers" des 188 établissements en France ont été "impactés", selon un bilan à la mi-journée de la direction de l'administration pénitentiaire, alors que les blocages commençaient à être levés.
Le mouvement était particulièrement suivi à la prison de Vendin-le-Vieil où une centaine de gardiens bloquaient à nouveau "quasiment totalement" cet établissement inauguré en mars 2015.
Trois gardiens y avaient été blessés à l'arme blanche par l'islamiste allemand Christian Ganczarski, un des instigateurs de l'attentat contre la synagogue de Djerba (Tunisie), qui avait fait 21 morts en avril 2002.
Les syndicats critiquent en particulier le récent allègement des conditions de détention de cet ancien cadre d'el-Qaëda. "C'est une opération prison morte. Tout sera fait au ralenti. Les agents sont très déterminés", a déclaré à l'AFP Jean-François Forget du syndicat Ufap-Unsa Justice.
La ministre de la Justice Nicole Belloubet doit se rendre mardi dans cette prison ultra-sécurisée qui doit accueillir Salah Abdeslam, seul survivant des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris le 13 novembre 2015, pendant son procès en Belgique en février pour une fusillade à Bruxelles pendant sa cavale.
Le président Emmanuel Macron a annoncé avoir demandé "un plan pénitentiaire global" d'ici à la fin février lors de la présentation lundi de sa vision des réformes à venir de la justice.
Ce plan porte notamment sur l'immobilier des prisons, le renseignement pénitentiaire et les personnels.
La prison, au-delà des 15.000 places supplémentaires promises par M. Macron lorsqu'il était candidat à la présidentielle, doit être "profondément modernisée". Mais elle ne doit pas être "la réponse quasi-systématique pour les peines à un certain niveau", a-t-il préconisé, plaidant pour la mise en place "massive" d'autres peines comme les travaux d'intérêt général ou le bracelet électronique.
C'était la principale revendication des syndicats de surveillants: le directeur de la prison de Vendin-le-Vieil a remis dans la matinée sa démission, confirmée par le ministère de la Justice, peu après le début d'une opération de blocages des centres pénitentiaires partout en France.
Barricades avec des palettes, braseros de pneus, banderoles: plusieurs centaines de surveillants ont perturbé le fonctionnement quotidien des prisons, de la tenue des parloirs à l'extraction de détenus en passant par l'approvisionnement de la cantine."Les deux tiers" des 188...


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