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Le jihadiste français Thomas Barnouin apparaît dans une vidéo des forces kurdes

Le jihadiste français Thomas Barnouin est apparu mercredi dans une vidéo d'un organe de propagande des forces kurdes qui le détiennent en Syrie. AFP PHOTO / HO / YPG

Le jihadiste français Thomas Barnouin est apparu mercredi dans une vidéo d'un organe de propagande des forces kurdes qui le détiennent en Syrie, dans laquelle il affirme avoir été "trompé" par le groupe Etat islamique et avoir voulu le fuir.

Tourné et monté par les forces kurdes (YPG), cet entretien ne permet pas de savoir si les propos de Thomas Barnouin, 36 ans, membre de la nébuleuse jihadiste du sud-ouest de la France, sont libres ou tenus sous la contrainte.

C'est autour de cette nébuleuse qu'ont gravité Mohamed Merah (jihadiste qui a tué en mars 2012 sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France) et les frères Fabien et Jean-Michel Clain (qui ont revendiqué les tueries du 13 novembre 2015 en France). Thomas Barnouin a été formellement identifié auprès de l'AFP par une source policière d'Albi, la ville du Tarn (sud-ouest) dont il est originaire.

Les YPG avaient déjà publié lundi deux vidéos dans lesquelles apparaissait Emilie König, figure de la mouvance jihadiste française, qu'ils détiennent également et qui, selon son avocat, demande à être jugée en France.

La publication de ces vidéos intervient alors que le gouvernement français a déclaré qu'il n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak, et qu'ils y seraient jugés si les institutions locales le permettent.

Thomas Barnouin a été arrêté à la mi-décembre en Syrie avec cinq autres jihadistes français dont les identités ont été confirmées par les YPG: Kevin Gonot, 32 ans, Mohamed Megherbi, 36 ans, Romain Garnier, 31 ans, Thomas Collange, 30 ans, et Najib Megherbi, 35 ans.

Il semble se présenter dans la vidéo comme un repenti de l'EI, qu'il avait rejoint en 2014, affirmant que le groupe jihadiste a "peut-être été créé" par des cadres de l'ancien régime irakien de Saddam Hussein et des "services de renseignements étrangers" uniquement pour mettre la main sur les ressources pétrolières de la région.
"Ils ne sont pas honnêtes, ce sont des criminels" qui "ont formé" l'EI "pour tromper les musulmans du monde entier" et "les faire venir" sur place pour combattre pour eux, affirme-t-il.
Pour ces raisons, il affirme qu'il était en train de fuir l'EI avec les autres Français lorsqu'il a été arrêté par les YPG.

La prise de conscience qu'il décrit est tardive et intervient en pleine déroute de l'EI, auquel les forces arabo-kurdes en Syrie et l'armée en Irak ont repris ces deux dernières années la très grande majorité de son vaste territoire conquis en 2014.

Converti à l'islam vers 2000, Thomas Barnouin s'est progressivement radicalisé. En février 2014, il décidait de repartir en Syrie, avec sa femme et ses enfants, avant que les autorités ne perdent sa trace.
Il est visé par un mandat de recherche délivré par la justice française.

Le jihadiste français Thomas Barnouin est apparu mercredi dans une vidéo d'un organe de propagande des forces kurdes qui le détiennent en Syrie, dans laquelle il affirme avoir été "trompé" par le groupe Etat islamique et avoir voulu le fuir.
Tourné et monté par les forces kurdes (YPG), cet entretien ne permet pas de savoir si les propos de Thomas Barnouin, 36 ans, membre de la nébuleuse jihadiste du sud-ouest de la France, sont libres ou tenus sous la contrainte.
C'est autour de cette nébuleuse qu'ont gravité Mohamed Merah (jihadiste qui a tué en mars 2012 sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France) et les frères Fabien et Jean-Michel Clain (qui ont revendiqué les tueries du 13 novembre 2015 en France). Thomas Barnouin a été formellement identifié auprès de l'AFP par une source policière...