De nombreuses exactions ont été commises contre une communauté musulmane de l'île de Mindanao dans le sud des Philippines dans le cadre de la loi martiale imposée par le président Rodrigo Duterte, indiquent des experts des Nations unies.
Duterte estime que Mindanao est un "foyer de troubles" et de violences commises par des islamistes et des rebelles communistes, une situation qui justifie, selon lui, la loi martiale.
Cette mesure restrictive a été imposée en mai après que des activistes islamistes ont pris le contrôle de la ville de Marawi.
Le siège de cinq mois imposé par les forces philippines a fait plus de 1.100 morts, principalement des activistes. Il s'est traduit par le déplacement de milliers de personnes appartenant à la communauté Lumad, expliquent Victoria Tauli-Corpuz et Cecilia Jimenez-Damary, rapporteurs du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
"Ils sont victimes d'importantes violations des droits humains dont certaines sont potentiellement irréversibles", précisent les deux expertes dans un communiqué.
"Nous craignons que la situation se détériore davantage si la loi martiale est prolongée jusqu'à la fin de 2018 dans le cadre d'une militarisation renforcée", ajoutent-elles.
Le gouvernement philippin redoute que l'île de Mindanao, grande comme la Corée du Sud et couverte en grande partie par la jungle, serve de havre pour des insurgés.
Le siège de cinq mois imposé par les forces philippines a fait plus de 1.100 morts, principalement des activistes. Il s'est traduit par le déplacement de milliers de personnes appartenant à la communauté Lumad, expliquent Victoria Tauli-Corpuz et Cecilia Jimenez-Damary, rapporteurs du...

