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Auto - Voitures Connectées

Renault mise sur la presse pour divertir les conducteurs

Le géant de l'automobile investit dans le groupe « Challenges » pour travailler sur le contenu de demain, qui déterminera le choix de la voiture quand les conducteurs s'occuperont moins du volant et que les écrans seront partout.

Le système de connectivité du Renault Scenic. Photo DR

C'est une première pour Renault et pour l'automobile française : la semaine dernière, le constructeur a pris une participation dans le groupe de presse Challenges pour tester la création de contenus adaptés aux utilisateurs de voitures connectées.
« Ensemble, on voudrait pouvoir rechercher et travailler sur le contenu de demain », a indiqué Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault. « Il faut qu'on regarde la possibilité de créer du contenu à la demande, en fonction du profil de l'utilisateur », sous la forme de textes ou d'émissions audio ou vidéo, a-t-il précisé. Le groupe au losange va investir cinq millions d'euros dans Challenges, a indiqué quant à lui Claude Perdriel, le président et fondateur du groupe qui, outre l'hebdomadaire économique, comprend également les mensuels Sciences & Avenir, La Recherche, L'Histoire et Historia. M. Perdriel, fondateur du Nouvel Observateur qu'il a vendu au Le Monde en 2014, a expliqué avoir hésité avant d'accepter cette offre du géant de l'automobile, mais considère qu'il faut se préparer à un avenir de la presse écrite « effrayant ». Au terme de cette transaction, le groupe Challenges est désormais détenu à 60 % par Claude Perdriel et à 40 % par Renault. M. Perdriel en reste le PDG.

Objectif mondial
Pour Renault, cette petite prise de participation a valeur de test, alors que l'ensemble des 10 millions de voitures vendues chaque année par l'alliance Renault-Nissan (qui comprend aussi les marques Mitsubishi, Dacia, Renault Samsung Motors, Alpine et Lada) devraient être connectées d'ici à 2022. « Notre objectif est mondial (...), avec un test grandeur nature dans le groupe Challenges », a expliqué Carlos Ghosn, qui n'exclut pas d'autres acquisitions ou partenariats dans la presse à l'avenir. Quand les conducteurs s'occuperont moins du volant, que les écrans seront partout, « le contenu déterminera le choix de la voiture », a-t-il encore assuré.
Le PDG de Renault a choisi le groupe Challenges car ses magazines s'intéressent à des thèmes « exploitables à une échelle mondiale » (économie, sciences, histoire), selon lui. En maîtrisant la production de ses contenus, Renault souhaite notamment prendre les devants face à de nouveaux concurrents comme Google, qui investit massivement dans l'automobile.
Mais en dépit de cette prise de participation, les journalistes de Challenges continueront à traiter de l'actualité automobile de façon indépendante, selon sa direction. De son côté, la société des journalistes de Challenges a « pris acte », dans un communiqué, de l'arrivée de Renault. Les journalistes ont rappelé les termes de la charte de Challenges, qui stipule que « le ou les actionnaires s'interdit(sent) d'intervenir d'une quelconque manière sur le travail des journalistes, au cours des enquêtes comme dans leurs écrits ».
Source : AFP

C'est une première pour Renault et pour l'automobile française : la semaine dernière, le constructeur a pris une participation dans le groupe de presse Challenges pour tester la création de contenus adaptés aux utilisateurs de voitures connectées.« Ensemble, on voudrait pouvoir rechercher et travailler sur le contenu de demain », a indiqué Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault. « Il faut qu'on regarde la possibilité de créer du contenu à la demande, en fonction du profil de l'utilisateur », sous la forme de textes ou d'émissions audio ou vidéo, a-t-il précisé. Le groupe au losange va investir cinq millions d'euros dans Challenges, a indiqué quant à lui Claude Perdriel, le président et fondateur du groupe qui, outre l'hebdomadaire économique, comprend également les mensuels Sciences & Avenir, La Recherche,...
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