Les sociaux-démocrates allemands ont approuvé vendredi l'ouverture de discussions exploratoires avec les conservateurs d'Angela Merkel pour former un gouvernement, tout en restant très prudents sur leur issue.
Le SPD a décidé "de contribuer à la formation d'un gouvernement le plus stable possible", a déclaré son chef Martin Schulz lors d'une conférence de presse à Berlin, à l'issue d'une réunion des instances dirigeantes du parti.
Angela Merkel, sortie victorieuse mais affaiblie des législatives du 24 septembre, n'a pas d'autre choix que de s'allier avec le SPD si elle veut une majorité à la chambre des députés, après l'échec des consultations entre conservateurs, écologistes et libéraux. Lors d'un congrès du parti allié bavarois CSU à Nuremberg (sud), elle a salué la décision du SPD et exprimé son "grand respect pour le chemin parcouru par le parti depuis les élections".
M. Schulz avait dès le soir des législatives annoncé une cure d'opposition pour son parti après un score historiquement faible. Mais il a été contraint à une volte face compliquée, ce qui explique aussi sa grande prudence. "Il reste à voir si les discussions débouchent effectivement sur la formation d'un gouvernement", a-t-il prévenu, soulignant qu'une grande coalition -constituée à deux reprises en douze ans de pouvoir d'Angela Merkel et qui a la faveur de la chancelière- n'était pas la seule forme possible d'alliance. Il a évoqué aussi l'idée de soutenir un gouvernement minoritaire des conservateurs. "Ces discussions exploratoires visent à parler sur le contenu", a-t-il martelé.
L'ancien président du Parlement européen veut obtenir des avancées dans la refonte de la zone euro, au diapason avec le chef de l'Etat français Emmanuel Macron, qui propose un budget commun pour la région et un ministre européen des Finances.
Il plaide aussi en faveur d'un assouplissement des règles du regroupement familial pour les réfugiés et d'une assurance universelle en matière de sécurité sociale. Angela Merkel a déjà rejeté cette dernière idée lors de son discours à Nuremberg, déclarant "ça ne marchera pas".
Même si le patron du plus vieux parti d'Allemagne a dit lui aussi vouloir "aller vite", la formation d'un nouvel exécutif va encore prendre du temps. Mercredi il rencontrera de nouveau Angela Merkel pour fixer un calendrier des discussions à venir.
A l'issue du premier round de discussions, les militants du SPD décideront, le 14 janvier, si les partis passent à la nouvelle étape, à savoir des négociations de coalition. Si tout va bien, la première économie européenne pourrait avoir un gouvernement avant la fin du premier trimestre. Un refus des militants pourraient conduire à des élections anticipées dont personne ne veut, de peur qu'elles ne profitent surtout au parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne.
Le SPD a décidé "de contribuer à la formation d'un gouvernement le plus stable possible", a déclaré son chef Martin Schulz lors d'une conférence de presse à Berlin, à l'issue d'une réunion des instances dirigeantes du parti.
Angela Merkel, sortie victorieuse mais affaiblie des législatives du 24 septembre, n'a pas d'autre choix que de s'allier avec le SPD si elle veut une majorité à la chambre des députés, après l'échec des consultations entre conservateurs, écologistes et libéraux. Lors d'un congrès du parti allié bavarois CSU à Nuremberg (sud), elle a salué la décision du SPD et exprimé son "grand...

