Le clergé catholique en Inde a exprimé lundi sa déception de ne finalement pas accueillir le pape François, qui effectue cette semaine la première tournée papale en Asie du Sud depuis près de deux décennies.
Le souverain pontife de 80 ans a débuté lundi un délicat voyage de six jours en Birmanie et au Bangladesh, sur fond de crise humanitaire des Rohingyas. 620.000 musulmans rohingyas sont passés au Bangladesh depuis fin août ce que l'ONU considère comme une épuration ethnique en Birmanie voisine.
Fin 2016, le chef de l'Église catholique avait pourtant lui-même annoncé qu'il se rendrait "très certainement" en Inde puis au Bangladesh courant 2017. Mais sa tournée ne fait finalement pas escale en Inde et s'arrête plutôt en Birmanie, qui ne figurait pas au programme d'origine.
"Le pape passe tout près et ne vient pas en Inde. En tant qu'Indien, cela me fait mal et je suis sûr que cela fait de la peine à tous les Indiens", a déclaré à l'AFP l'évêque Theodore Mascarenhas, secrétaire-général de la conférence des évêques d'Inde.
"Le pape serait venu en messager de paix, apportant une sorte de baume au peuple", a-t-il ajouté.
Aucune raison officielle n'a été donnée à l'absence de l'Inde dans ce voyage.
Dans une interview à une publication catholique, le cardinal indien Oswald Gracias avait cet été qualifié la préparation de la visite papale en Inde de "situation assez difficile" en raison du planning chargé du Premier ministre indien, le nationaliste hindou Narendra Modi.
Le dernier pape à être venu en Inde est Jean Paul II, qui s'y était rendu en 1999.
Les chrétiens - principalement des catholiques - représentent 2,3% du 1,25 milliard d'Indiens, loin derrière les hindous et l'important minorité musulmane.
Les groupes de défense des droits de l'Homme estiment que l'intolérance religieuse est montée d'un cran en Inde depuis l'arrivée au pouvoir des nationalistes hindous en 2014.
Le souverain pontife de 80 ans a débuté lundi un délicat voyage de six jours en Birmanie et au Bangladesh, sur fond de crise humanitaire des Rohingyas. 620.000 musulmans rohingyas sont passés au Bangladesh depuis fin août ce que l'ONU considère comme une épuration ethnique en Birmanie voisine.
Fin 2016, le chef de l'Église catholique avait pourtant lui-même annoncé qu'il se rendrait "très certainement" en Inde puis au Bangladesh courant 2017. Mais sa tournée ne fait finalement pas escale en Inde et s'arrête plutôt en Birmanie, qui ne figurait pas au programme d'origine.
"Le pape passe tout près et ne vient...

