Le smog, après avoir empoisonné des semaines durant l'Inde et le Pakistan, pourrait rapprocher ces deux pays aux relations diplomatiques houleuses, une province pakistanaise ayant proposé à sa voisine indienne de s'attaquer conjointement au problème.
"Je voudrais vous inviter à démarrer une coopération régionale pour lutter contre le smog et la pollution environnementale", a écrit le gouverneur de la province du Pendjab pakistanais, Shahbaz Sharif, frère de l'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif destitué en juillet par la Cour suprême.
"Aidons-nous mutuellement pour assurer un futur prospère aux peuples de nos deux provinces", a-t-il poursuivi dans une lettre à son homologue du Pendjab indien Amarinder Singh, envoyée dimanche mais rendue publique mardi sur Twitter.
Un "effort collectif" est requis pour "identifier des technologies et des méthodes commerciales" permettant d'"éliminer le brûlis de résidus de cultures" et donc d'"aider à contrôler la formation du smog", a affirmé Shahbaz Sharif.
Le gouverneur du Pendjab indien Amarinder Singh est "extrêmement préoccupé par cette question", à laquelle il "espère une résolution rapide", a répondu son conseiller média Raveen Thukral, également sur Twitter. "Il n'a pas encore reçu la lettre" des autorités pakistanaises et "y répondra en temps voulu", a-t-il poursuivi.
Le smog a fait des ravages de part et d'autre de la frontière indo-pakistanaise début novembre. A New Delhi et Lahore, les deux grandes villes les plus touchées, distantes d'à peine 400 km, le taux de particules ultra-fines, les plus dangereuses, a dépassé 1.000 microgrammes par mètre cube d'air en pic de pollution, soit 40 fois les recommandations de l'OMS.
Le smog est causé en Inde et au Pakistan par un haut niveau de pollution (automobile, industrielle...) structurel, aggravé à cette période de l'année par un brouillard saisonnier et les brûlis de résidus agricoles, massifs dans les campagnes indiennes et pakistanaises.
Alors que les autorités indiennes ont pris de premières mesures pour tenter de contenir le phénomène, peu de choses semblent avoir été faites côté pakistanais. "Malgré l'urgence, les autorités en charge n'ont rien fait à part rester dans leurs bureaux à boire du thé", vitupérait mi-novembre le président de la Haute cour de justice de Lahore, saisie par un parti d'opposition contre le gouvernement du Pendjab.
"Je voudrais vous inviter à démarrer une coopération régionale pour lutter contre le smog et la pollution environnementale", a écrit le gouverneur de la province du Pendjab pakistanais, Shahbaz Sharif, frère de l'ex-Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif destitué en juillet par la Cour suprême.
"Aidons-nous mutuellement pour assurer un futur prospère aux peuples de nos deux provinces", a-t-il poursuivi dans une lettre à son homologue du Pendjab indien Amarinder Singh, envoyée dimanche mais rendue publique mardi sur Twitter.
Un "effort collectif" est requis pour...


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