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Des épouses et enfants de jihadistes transférés à Bagdad

Les autorités irakiennes ont déplacé vers Bagdad plus de 800 épouses étrangères et enfants de jihadistes présumés qui étaient regroupées dans un centre de détention situé dans le nord de l'Irak.

L'administration a expliqué ce transfert par des inquiétudes liées à la sécurité et par les difficultés logistiques de les maintenir à Tal Keïf, une ville isolée du nord de l'Irak où elles étaient regroupées pour la plupart depuis la fin du mois d'août, après la reprise de Tal Afar, un des derniers bastions du groupe Etat islamique (EI).

D'autres familles ont été conduites à Tal Keïf à mesure de leurs redditions ou de leurs captures, a indiqué Sara al Zaoukari, porte-parole pour l'Irak du Comité international de la Croix-Rouge.

Selon des responsables des autorités locales, de la sécurité et d'agences humanitaires, plus de 800 femmes et enfants, venus principalement de Turquie, d'Europe et d'anciennes républiques soviétiques ont été acheminés dans un centre de détention de la capitale.

Quelque 700 femmes et enfants sont toujours regroupés à Tal Keïf, a précisé Mohamed al Bayati, qui dirige les services de sécurité et de défense du conseil provincial de Mossoul, la grande ville du nord.
Tous devraient être transférés à Bagdad dans les prochains jours.

Les autorités irakiennes doivent engager des procédures judiciaires pour décider de leur sort.
"Ces femmes et ces enfants étrangers ont droit à un procès équitable", souligne Sara Zaoukari. "Si ils doivent être rapatriés, toutes les parties impliquées devront aussi s'assurer qu'ils en ont le droit et qu'ils sont traités avec respect et dignité."

Au fil des défaites de l'EI, la question du retour des combattants étrangers et des leurs a surgi, suscitant l'inquiétude des pays concernés, au premier rang desquels la France.

Interrogé par France 2 sur le rapatriement des femmes et des enfants en marge de l'inauguration du Louvre Abou Dhabi, Emmanuel Macron a indiqué il y a deux semaines que cela "dépendait des pays et des situations".

"Nous avons des échanges permanents avec la justice irakienne et quand des crimes sont identifiés pour des ressortissants français (...) ils doivent être jugés", en Irak, a-t-il dit. "Pour les femmes et les enfants, ce sera du cas par cas, en fonction des situations", a-t-il ajouté.

Les autorités irakiennes ont déplacé vers Bagdad plus de 800 épouses étrangères et enfants de jihadistes présumés qui étaient regroupées dans un centre de détention situé dans le nord de l'Irak.
L'administration a expliqué ce transfert par des inquiétudes liées à la sécurité et par les difficultés logistiques de les maintenir à Tal Keïf, une ville isolée du nord de l'Irak où elles étaient regroupées pour la plupart depuis la fin du mois d'août, après la reprise de Tal Afar, un des derniers bastions du groupe Etat islamique (EI).
D'autres familles ont été conduites à Tal Keïf à mesure de leurs redditions ou de leurs captures, a indiqué Sara al Zaoukari, porte-parole pour l'Irak du Comité international de la Croix-Rouge.
Selon des responsables des autorités locales, de la sécurité et d'agences...