Les syndicats ont lancé jeudi leur quatrième journée de mobilisation nationale contre la réforme, bientôt ratifiée, du Code du travail, avec Force ouvrière officiellement en renfort pour la première fois depuis la rentrée.
Les organisations syndicales ont échoué à plusieurs reprises à s'entendre sur une ligne commune contre la première réforme d'ampleur du quinquennat. Les trois précédentes journées d'action des 12, 21 septembre et 19 octobre ont réuni respectivement 223.000, 132.000 et 37.700 personnes dans les rues, selon le ministère de l'Intérieur.
La CGT, soutenue par les syndicats Solidaires, FO, Unef, UNL et FIDL, prévoit ce jeudi une forte mobilisation, recensant déjà 172 manifestations à travers toute la France.
"La CGT ne tourne pas la page de la lutte et pose en grand le besoin de construire et d'imposer de nouveaux droits et garanties pour tous, socle d'une autre société", a dit la centrale de Montreuil dans un communiqué.
Unsa, Sud-Rail et les fonctionnaires de la FSU et de la Fédération autonome de la fonction publique (FA-FP) ont salué la décision de l'intersyndicale et ont annoncé qu'ils se joignaient aux cortèges.
La CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n'ont, en revanche, pas appelé à rejoindre le mouvement comme lors des précédentes journées d'action.
Cette nouvelle journée vise à protester contre la politique sociale d'Emmanuel Macron qui, selon les organisateurs, accroît "les inégalités au profit d'une minorité".
Philippe Martinez était attendu dans le cortège parisien, qui s'élancera de la place de la République à 14h00 jusqu'à la place de la Nation, via le boulevard Voltaire.
Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, qui manifeste à Marseille, souhaite mettre en garde le gouvernement sur les prochaines réformes sociales. "Les ordonnances, on arrive au bout", a-t-il dit jeudi matin à BFM TV. "Nous alertons le gouvernement sur les discussions à venir, notamment sur l'assurance chômage, l'année prochaine les retraites mais aussi nos inquiétudes sur l'avenir du service public républicain".
Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, manifestait lui aussi à Marseille.
Les ordonnances qui visent à flexibiliser le marché du travail pour s'attaquer au chômage de masse en France ont été publiées au Journal officiel et sont en vigueur depuis le 23 septembre dernier. Le projet de loi de ratification sera examiné en séance publique par les députés à partir du mardi 21 novembre.
Les organisations syndicales ont échoué à plusieurs reprises à s'entendre sur une ligne commune contre la première réforme d'ampleur du quinquennat. Les trois précédentes journées d'action des 12, 21 septembre et 19 octobre ont réuni respectivement 223.000, 132.000 et 37.700 personnes dans les rues, selon le ministère de l'Intérieur.
La CGT, soutenue par les syndicats Solidaires, FO, Unef, UNL et FIDL, prévoit ce jeudi une forte mobilisation, recensant déjà 172 manifestations à travers toute la France.
"La CGT ne tourne pas la page de la lutte et pose en grand le besoin de construire et...

