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Dernières Infos - France

Le FN cherche des réponses auprès de ses adhérents

Toujours ébranlé par ses récentes défaites électorales, le Front national lance cette semaine une phase-clef de la "refondation" promise par Marine Le Pen avec l'envoi d'un questionnaire à ses adhérents, invités à se prononcer sur le fonctionnement interne comme sur le programme du parti.

Cette démarche, inhabituelle dans une formation encore attachée à la culture du chef, n'a qu'une valeur consultative mais les dirigeants frontistes promettent de s'en inspirer dans la perspective du congrès prévu en mars 2018, à Lille.

Les réponses aux près de 80 questions posées doivent notamment servir à rédiger les nouveaux statuts du FN, à trancher les débats sur le changement de nom ou les alliances et à repenser des pans entiers du programme, de l'euro à la semaine de 35 heures en passant par la peine de mort.

Cette consultation "est une première étape", a déclaré mardi le porte-parole du FN Sébastien Chenu lors d'une conférence de presse. "La deuxième étape, c'est construire une offre politique, la ligne politique, et c'est Marine Le Pen qui le fera et qui la présentera à la validation des adhérents."

Car les revers de la présidentielle et des législatives ont mis en lumière les hésitations et les controverses intestines sur des points majeurs, à commencer par les questions économiques et sociales.
Depuis la présidentielle, les responsables du FN tâtonnent en particulier sur le positionnement vis-à-vis de l'euro.

Longtemps larvé, ce débat a contribué à envenimer les relations au sommet de la hiérarchie frontiste et abouti au départ, en septembre, de l'ex-vice-président Florian Philippot, qui était jusque-là l'un des principaux concepteurs de la ligne.

"Êtes-vous favorable à ce que la France abandonne la monnaie unique afin de retrouver sa souveraineté monétaire ?", figure au nombre des questions soumises aux adhérents, qui doivent aussi se prononcer sur l'appartenance à l'espace Schengen, l'immigration ou la retraite à 60 ans.

L'exercice s'achève le 30 novembre, date butoir pour l'envoi des réponses, et Marine Le Pen doit présenter les résultats à la mi-janvier.
Le parti d'extrême droite revendique 81.000 adhérents "statutaires", en comptant ceux ayant jusqu'à un an de retard dans le paiement de leur cotisation.

Toujours ébranlé par ses récentes défaites électorales, le Front national lance cette semaine une phase-clef de la "refondation" promise par Marine Le Pen avec l'envoi d'un questionnaire à ses adhérents, invités à se prononcer sur le fonctionnement interne comme sur le programme du parti.
Cette démarche, inhabituelle dans une formation encore attachée à la culture du chef, n'a qu'une valeur consultative mais les dirigeants frontistes promettent de s'en inspirer dans la perspective du congrès prévu en mars 2018, à Lille.
Les réponses aux près de 80 questions posées doivent notamment servir à rédiger les nouveaux statuts du FN, à trancher les débats sur le changement de nom ou les alliances et à repenser des pans entiers du programme, de l'euro à la semaine de 35 heures en passant par la peine de mort.
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