Un des moines ultra-nationalistes les plus influents de Birmanie est emprisonné et poursuivi pour incitation à la violence après avoir organisé une manifestation anti-rohingya devant l'ambassade américaine à Rangoun en 2016.
Mardi, le tribunal de Rangoun en charge du cas du moine Parmaukkha a refusé de le libérer sous caution, selon une journaliste de l'AFP sur place. Le moine, interpellé ce week-end, a été emmené en prison dans l'attente de l'ouverture de son procès le 21 novembre.
Je "n'ai fait que protéger la souveraineté de l'Etat", a déclaré le moine, visiblement très ému, à son arrivée au tribunal, où l'attendaient des dizaines de fidèles.
Celui qui est un des fondateurs du mouvement extrémiste bouddhiste Mabatha devra répondre des chefs d'accusation d'"incitation à la violence" et "trouble à l'ordre public" pour une manifestation organisée en avril 2016 devant l'ambassade des Etats-Unis.
Les nationalistes bouddhistes reprochent à Washington l'usage du mot "Rohingya", les membres de cette minorité musulmane apatride étant qualifiés de "Bangladais" en Birmanie, pour souligner le fait qu'ils sont vus comme des immigrés illégaux du Bangladesh.
"Il est le fils de bouddha. Il oeuvre au bien collectif depuis qu'il est jeune", a réagi, en larmes, la soeur du moine Parmaukkha, Khin Mar Oo, interrogée par l'AFP devant le tribunal.
"Cela me fait mal de le voir en habits civils, j'avais l'habitude de le voir en robe.... Il n'a rien fait de mal", a-t-elle lancé.
La haine des musulmans est notamment attisée par le moine Wirathu, figure la plus connue du mouvement MaBatha, qui se voit comme une vigie contre la menace d'une islamisation de la Birmanie, pays qui compte moins de 5% de musulmans.
Plus de 600.000 Rohingyas ont fui vers le Bangladesh depuis des attaques de rebelles rohingyas contre la police birmane fin août. Depuis, l'armée est accusée de représailles, appuyée par des milices de bouddhistes extrémistes.
Mardi, le tribunal de Rangoun en charge du cas du moine Parmaukkha a refusé de le libérer sous caution, selon une journaliste de l'AFP sur place. Le moine, interpellé ce week-end, a été emmené en prison dans l'attente de l'ouverture de son procès le 21 novembre.
Je "n'ai fait que protéger la souveraineté de l'Etat", a déclaré le moine, visiblement très ému, à son arrivée au tribunal, où l'attendaient des dizaines de fidèles.Celui qui est un des fondateurs du mouvement extrémiste bouddhiste Mabatha devra répondre des chefs d'accusation d'"incitation à la violence" et "trouble à l'ordre...

