Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a accusé vendredi l'Arabie d'avoir demandé à Israël de frapper militairement le Liban, alors que le pays est en crise depuis la démission surprise de son Premier ministre, Saad Hariri. Ce dernier se trouve toujours à Riyad.
"L'Arabie saoudite a demandé à Israël de frapper le Liban. Et elle est prête à offrir des dizaines de milliards de dollars pour cela", a assuré le leader chiite, lors d'un discours télévisé retransmis en direct à l'occasion de la célébration du quarantième de la mort de l'imam Hussein, qui coïncide également avec le jour de commémoration des "martyrs du Hezbollah".
"La guerre de juillet 2006 (entre le Liban et Israël) a également été menée à la demande et sur incitation de l'Arabie saoudite qui avait demandé la poursuite des hostilités jusqu'à la destruction de la Résistance. Il est clair que l'Arabie a déclaré la guerre au Hezbollah. Mais elle l'a également déclarée à tout le Liban", a-t-il ajouté.
Près d'une semaine après l'annonce surprise de Saad Hariri depuis Riyad de sa démission, les voix se font de plus en plus fortes au sein de l'establishment politique pour un retour du Premier ministre à Beyrouth. Entre-temps, les interrogations se multiplient concernant sa liberté de mouvement dans le royaume wahhabite.
Le mystère est en effet total depuis l'annonce choc par M. Hariri, un protégé de Riyad, de sa démission samedi dernier, invoquant la "mainmise" de l'Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays. Le président libanais Michel Aoun attend que le Premier ministre lui remette officiellement sa démission pour s'exprimer sur le sujet, et lancer éventuellement des consultations parlementaires pour la formation d'un gouvernement.
La démission de Saad Hariri intervient dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région : l'Arabie saoudite sunnite, qui soutient M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah. Les deux puissances régionales sont farouchement opposées sur des questions comme la Syrie, le Yémen et le Liban, où elles soutiennent des camps adverses.
M. Hariri avait présenté sa démission depuis Riyad, accusant le Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur le Liban et soulignant que sa vie est en danger. Le lendemain, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait accusé l'Arabie saoudite d'avoir contraint M. Hariri à la démission. Il a alors fait part "d'inquiétudes légitimes" en demandant : "Est-il assigné à résidence ? Va-t-on le laisser revenir au Liban ?".
"L'Arabie saoudite a demandé à Israël de frapper le Liban. Et elle est prête à offrir des dizaines de milliards de dollars pour cela", a assuré le leader chiite, lors d'un discours télévisé retransmis en direct à l'occasion de la célébration du quarantième de la mort de l'imam Hussein, qui coïncide également avec le jour de commémoration des "martyrs du Hezbollah".
"La guerre de juillet 2006 (entre le Liban et Israël) a également été menée à la demande et sur incitation de l'Arabie saoudite qui avait demandé la poursuite des...


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